
Crédit photo L'express de Madagascar
L’intoxication alimentaire frappe durement Antananarivo la capitale de Madagascar. Dimanche soir, le ministère de la Santé publique de Madagascar a officiellement confirmé l’hospitalisation d’urgence de 77 citoyens dans la capitale. Les patients, présentant des symptômes alarmants tels que des vertiges persistants, des céphalées intenses et des diarrhées aiguës, ont nécessité une intervention médicale immédiate. Répartis entre l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) à Anosy et le centre hospitalier Joseph Ravoahangy Befelatanana (HJRB), ces personnes, dont 11 enfants, reçoivent actuellement des soins intensifs sous la supervision des autorités sanitaires nationales.
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Une origine suspecte rapidement identifiée.
Les premières investigations menées par les autorités sanitaires de Madagascar pointent vers une source alimentaire précise : l’huile utilisée dans la préparation des repas au sein d’une gargote (cafétaria) locale. Dès l’apparition des premiers troubles digestifs, les enquêteurs ont retracé le parcours des produits consommés par les victimes. Les victimes, ayant partagé des mets préparés dans cet établissement, ont convergé vers les urgences, alertant les services de santé sur la dangerosité potentielle des ingrédients. Cette rapidité d’action a permis de circonscrire l’incident, bien que l’origine exacte du toxique demeure, pour l’heure, l’objet de spéculations techniques approfondies par les autotités malgaches.
Des mesures administratives immédiatement appliquées.
Le ministère du Commerce et de la Consommation a ordonné la fermeture immédiate et provisoire du point de vente incriminé, ainsi que celle du fournisseur de l’huile suspecte. Les inspecteurs ont procédé à la saisie de nombreux échantillons, notamment les denrées alimentaires et les huiles, afin de les soumettre à des analyses toxicologiques rigoureuses en laboratoire. Bien que l’examen visuel des bidons n’ait révélé aucune date de péremption dépassée, les experts ne négligent aucune piste, explorant notamment la possibilité d’une contamination chimique accidentelle ou d’une défaillance dans les conditions de stockage des matières premières.
Les autorités assurent le suivi.
Le ministre de la Santé s’est déplacé en personne auprès des structures hospitalières pour coordonner la prise en charge des victimes. L’État malgache a pris la décision forte de couvrir l’intégralité des frais médicaux engendrés par cette crise sanitaire. Cette gestion directe vise à stabiliser l’état des patients tout en rassurant une population inquiète. Parallèlement, des inspections ciblées se poursuivent dans plusieurs établissements de la ville, incluant les vendeurs de beignets et autres restaurateurs de rue, appélés « tourne-dos » afin de vérifier scrupuleusement le respect des normes sanitaires élémentaires en vigueur sur tout le territoire national.
Sécurité alimentaire au cœur débats.
Cet événement survient dans un climat de tension accrue concernant la sécurité sanitaire des aliments à Madagascar. Récemment, d’autres cas suspects de botulisme, liés à la consommation de charcuterie industrielle à Antsirabe et Antananarivo, avaient déjà fragilisé la confiance des consommateurs. L’ombre persistante de la tragédie survenue en juin 2023, qui avait endeuillé le pays par une intoxication collective massive, nourrit aujourd’hui les interrogations publiques. Les autorités doivent désormais restaurer une transparence totale pour apaiser les craintes persistantes d’une population traumatisée par des antécédents traumatisants et des doutes tenaces sur les causes réelles de ces empoisonnements.
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