
Xénophobie en Afrique du du Sud. Des Africains chassent les Africains. L’Afrique du Sud traverse une séquence sécuritaire particulièrement critique. Ce mercredi 30 juin 2026, des vagues de manifestations anti-migrants ont secoué tout le pays, transformant le climat social en une poudrière.
Ce qui devait être une expression citoyenne s’est mué en un théâtre de chaos urbain, marqué par des pillages de commerces et une répression policière massive. Les autorités sud-africaines tentent désormais de reprendre le contrôle d’une situation qui présente de profondes fractures au sein du pays.
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Des tensions sociales très explosives
Les actes de xénophobie sont incontrolables. Le Centre national conjoint des opérations et du renseignement, connu sous le nom de NATJOINTS, dresse un bilan lourd. La commissaire nationale adjointe, le lieutenant-général Tebello Mosikili, a confirmé l’interpellation de plus de 900 manifestants lors d’un point presse officiel. Bien que les autorités tentent de minimiser l’ampleur du désordre en qualifiant la journée de « largement calme », les chiffres démentent ce constat. Sur les 120 manifestations recensées à l’échelle nationale, 12 ont nécessité une intervention musclée des forces de l’ordre pour restaurer l’ordre public.
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Une mobilisation contre l’immigration
Ces cortèges de xénophobie, orchestrés par une coalition hétéroclite d’organisations citoyennes et appuyés par certains partis politiques, réclamaient avec force le départ des migrants dits clandestins. Les manifestants exigent une régulation stricte des flux migratoires, pointant du doigt les étrangers comme responsables des difficultés économiques nationales, observées en Afrique du Sud. Cette rhétorique, nourrie par une frustration croissante, a rapidement dérapé. Les forces de sécurité ont procédé à des centaines d’arrestations pour des motifs allant de la violence publique à des délits directement liés à la législation sur l’immigration.
Chaos urbain et violences ciblées
La réalité du terrain contredit la version officielle d’un calme relatif. À Johannesburg, dans le quartier sensible de Hillbrow, un échange de tirs a causé deux blessés, illustrant la dangerosité de ces rassemblements anti-migrants. À Clermont, près de Durban, des scènes de pillages systématiques ont ruiné des commerçants étrangers. Les pertes s’élèvent à plusieurs millions de rands. Les assaillants ont dévasté des infrastructures, laissant les propriétaires dans un désarroi total, privés de leurs moyens de subsistance par des citoyens en colère contre leurs propres voisins du continent.
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Le drame des commerçants visés
Le témoignage d’Abdulaziz, un ressortissant ouest-africain, cristallise toute l’absurdité de cette tragédie humaine qui se joue sur les terres africaines d’Afrique du Sud. Son magasin de vêtements, une entreprise locale qui employait pourtant des travailleurs sud-africains, a été pris d’assaut par des émeutiers. Pour ces victimes, le sentiment d’injustice est immense. Malgré leur intégration et leur contribution économique, ils subissent une « chasse aux Africains » en terre africaine. Cette fracture entre les communautés soulève désormais des questions importante sur la cohésion sociale et l’avenir du panafricanisme en Afrique du Sud.
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