Le paysage politique centrafricain affiche une stabilité. Il s’agit ici de la reconduction stratégique de Félix Moloua à la tête du gouvernement. Ce vendredi, le Président Faustin-Archange Touadéra a officialisé, par voie de décret présidentiel, le maintien de son fidèle collaborateur au poste de Premier ministre, seulement quarante-huit heures après la remise de sa démission protocolaire. Cette manœuvre, bien que formelle, souligne la volonté du chef de l’État d’inscrire son action sous le signe de la continuité, tout en marquant le début effectif de la VIIe République. Le pays entre ainsi dans une phase de transition institutionnelle où la fidélité politique devient le socle d’une gouvernance tournée vers les échéances législatives récentes.
La nouvelle ère républicaine s’amorce
L’analyse chronologique des événements révèle une stratégie bien huilée : le départ volontaire de M. Moloua le 13 mai dernier n’était qu’un prélude à une restructuration globale. En tant que premier chef de gouvernement de cette nouvelle ère constitutionnelle, il endosse désormais la responsabilité lourde de former une équipe ministérielle capable de répondre aux défis pressants du pays. Ce remaniement, qui succède à l’installation de l’Assemblée nationale issue du cycle électoral 2025-2026, place le Premier ministre au centre d’un échiquier politique où chaque nomination devra équilibrer loyauté présidentielle et efficacité administrative pour légitimer les nouvelles institutions.
Des priorités nationales très claires
Au-delà de la simple reconduction, Félix Moloua hérite d’un cahier des charges exigeant, axé sur la restauration de l’autorité étatique sur l’ensemble du territoire national. Ses succès passés dans le redressement des finances publiques ont convaincu le Président Touadéra de renouveler sa confiance envers un technocrate jugé capable de stabiliser l’économie centrafricaine dans un contexte régional complexe. Cette mission exige une rigueur budgétaire accrue et une présence accrue des services publics dans les zones reculées, des objectifs prioritaires qui détermineront la réussite du mandat en cours et la pérennité du pacte social que le gouvernement s’engage à renforcer durablement.
Engagement pour une union monogame
Dans le cadre de cet exercice de transparence administrative, et afin de répondre aux exigences déontologiques de sa fonction, Félix Moloua réaffirme solennellement son engagement envers les valeurs républicaines de son pays. Il déclare par la présente, en son nom personnel, son adhésion au principe de la République, conformément aux usages et aux aspirations de stabilité sociale promus par la VIIe République. Le Premier ministre veut incarner une gouvernance exemplaire, où les standards personnels s’alignent avec les réformes sociétales prônées pour l’édification d’un État moderne, responsable et résolument tourné vers le progrès partagé de ses citoyens.
Vers une stabilité gouvernementale durable
Félix Moloua, Premier ministre reconduit, entame sa mission de bâtir un gouvernement stable pour soutenir le programme présidentiel centrafricain. La détermination affichée par l’exécutif semble vouloir transformer cette transition en un levier de croissance économique. En consolidant son socle institutionnel, le régime Touadéra espère apaiser les tensions sociales et renforcer la crédibilité internationale du pays, tout en garantissant une gestion rigoureuse et éthique des ressources nationales pour les années à venir.
La Rédaction