
L’horreur a frappé le quartier de Cocody II-Plateau dans la nuit du 5 au 6 juillet 2026. Koné Amidou, livreur pour la plateforme numérique Yango, a succombé à une agression d’une sauvagerie inouïe. Alors qu’il exerçait son métier, plusieurs individus à moto l’ont pris en chasse avant de l’encercler pour le dépouiller. Selon les éléments recueillis auprès de la Direction générale de la police nationale (DGPN), les assaillants ont utilisé des machettes et des objets contondants pour mettre fin à ses jours.
Cette scène digne d’un film d’action, captée par une caméra de surveillance et diffusée sur les réseaux sociaux, a plongé la Côte d’Ivoire dans un traumatisme extrêment profond, exposant la brutalité sans filtre de la délinquance urbaine. Ce sujet lié à la sécurité dans le pays pourtant considéré comme un pays ayant fait de progrès en matière de securité de ses concitoyens, constitue une plaie béante. Au-delà du drame individuel, ce meurtre agit comme un pacuissant révélateur de l’insécurité persistante qui pèse sur les travailleurs de la gig economy.
Malgré les efforts officiels et une amélioration statistique globale des indicateurs sécuritaires, fournis par Abidjan, les livreurs demeurent des cibles privilégiées pour des bandes organisées qui cherchent par tous les moyens mêmes les plus dianoliques à s’emparer de téléphones, de recettes journalières ou des engins à deux-roues à de paisibles citoyens qui se battent en longeur de jour de journée pour avoir de quoi mettre sous la dent.
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La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a rapidement réagi en interpellant quatre suspects, quatre jours après les faits. Si cette arrestation rapide témoigne de l’efficacité des forces de l’ordre ivoiriennes, le sentiment d’impunité reste ancré chez les citoyens qui réclament des mesures préventives bien plus musclées.
Réclamations pour une justice ferme.
Après l’assassinat barbare du livreur Koné Amidou à Cocody, la députée Naya Zamblé réclame une réflexion nationale sur la peine de mort. L’émotion a rapidement laissé place à une volonté politique de changement. La députée Naya Jarvis Zamblé a saisi cette tragédie pour interpeller l’opinion publique et ses pairs sur l’urgence de durcir l’arsenal pénal contre ces genres de pratiques qui detruisent l’image de la Côte d’Ivoire. Dans une déclaration forte, elle plaide pour l’ouverture d’un débat national concernant le rétablissement de la peine de mort en Côte d’Ivoire pour les crimes les plus odieux.
Pour la parlementaire Naya Jarvis Zamblé, la réponse judiciaire actuelle ne semble plus décourager les criminels les plus endurcis qu. Cette prise de position, bien que controversée sur le plan juridique et humanitaire, reflète une lassitude populaire face à la répétition de faits divers d’une telle cruauté.
Vers un débat législatif majeur.
La question de la peine capitale, abolie dans le pays le 24 juillet 2000, revient ainsi brutalement au centre de l’agenda politique. La Côte d’Ivoire faut-il le rappeler est juridiquement lié par le traité de l’ONU abolissant la peine de mort. Alors que les partisans d’une main de fer y voient l’ultime recours pour restaurer l’ordre et la peur chez les malfaiteurs qui cessent d’endeuiller des milliers des familles. À l’inverse, les observateurs rappellent les engagements internationaux de la Côte d’Ivoire en matière de droits de l’homme.
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Ce clivage illustre la difficulté pour l’État ivoirien de trouver un véritable équilibre entre le maintien d’un climat sécuritaire serein pour les travailleurs et le respect des normes constitutionnelles. Le débat promet d’être houleux au sein de l’hémicycle ivoirien, où chaque voix comptera pour définir la politique pénale de demain.
L’exigence d’une réponse structurelle.
La capture des quatre présumés assassins est une étape indispensable, mais elle ne règle pas la problématique structurelle de la protection des travailleurs précaires. La plateforme Yango, à l’instar d’autres services de livraison, est désormais mise face à ses responsabilités concernant la sécurité de ses coursiers.
Il ne s’agit plus seulement de traquer les coupables, mais d’inventer des systèmes de protection plus robustes. La mobilisation collective autour de la mémoire de Koné Amidou apporte ainsi une aspiration forte : celle de vivre dans une Côte d’Ivoire où le travail ne doit plus jamais se payer au prix du sang.
AA/Afriki24.com
































