Au Cameroun dans le pays du président Paul Biya, l’ombre de la terreur plane à nouveau sur le septentrion camerounais après une incursion meurtrière qui a endeuillé la localité de Grea. Vendredi 01 mai 2026 dernier, aux premières lueurs du jour, des assaillants affiliés à la nébuleuse secte terroriste Boko Haram ont pris pour cible trois jeunes bergers, à peine âgés d’une dizaine d’années, alors qu’ils menaient paisiblement leurs troupeaux de chèvres dans cette zone frontalière située près de Kolofata. Kolofata est une commune et une ville située dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, précisément dans le département de Mayo-Sava, à la frontière avec le Nigeria. Cette attaque, d’une brutalité gratuite, a immédiatement plongé la communauté locale dans une effroi indicible, réactivant les craintes d’une insécurité persistante dans ce département stratégique du Mayo-Sava.
Une traque impitoyable sans motif
Les faits se sont déroulés avec une rapidité déconcertante, laissant peu de chance aux victimes de se protéger ou de s’enfuir des mains leurs agresseurs lourdement armés, dont l’intention affichée était visiblement de semer le chaos dans le village. Devant la soudaineté de l’offensive, les trois garçons ont tenté désespérément de fuir leur sort, mais seuls deux d’entre eux ont payé le prix du sang, fauchés par les tirs à bout portant des terroristes. Le troisième enfant, quant à lui, a subi un enlèvement brutal, emmené de force par le commando vers une destination inconnue. L’absence apparente de vol de bétail interroge profondément les experts et les riverains, suggérant des mobiles qui dépassent le simple pillage pour s’inscrire dans une dynamique de terreur pure et ciblée vers les communautés locales.
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L’énigme des intentions des ravisseurs
La scène de crime laisse les autorités et la population dans une perplexité totale face à ce comportement atypique des djihadistes de l’Etat ismalique. Généralement, le vol de bétail constitue le moteur financier des incursions de Boko Haram dans ces contrées, mais ici, le troupeau a été délaissé, signifiant ainsi que la priorité des assaillants résidait ailleurs. Cette anomalie soulève des questions sur la véritable stratégie actuelle du groupe terroriste dans le bassin du Lac Tchad. Cherchent-ils à instaurer une psychose par des enlèvements stratégiques ou s’agit-il d’une nouvelle forme de représailles contre les communautés locales qui coopèrent parfois avec les forces de sécurité ?
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Le bassin du Lac Tchad
Depuis plusieurs années, cet espace géographique partagé entre le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger subit les contrecoups d’une instabilité chronique nourrie par la secte islamiste. La Force Multinationale Mixte (FMM) multiplie les opérations militaires et les patrouilles de surveillance pour tenter de verrouiller cet immense territoire poreux, mais les poches de résistance demeurent malgré les efforts effectués par les différents pays membres de la Force Mixte. Malgré une présence militaire constante de ces armées, les membres de Boko Haram exploitent la topographie complexe et les zones isolées pour mener des frappes chirurgicales, dévoilant ainsi les limites du dispositif sécuritaire actuel face à des menaces mobiles et imprévisibles.
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Vers une résilience communautaire fragile
Cet événement tragique rappelle cruellement que, malgré les efforts diplomatiques et militaires des quatre pays impliqués dans la lutte contre la lutte contre la secte ismaliste Boko Haram, la paix reste un objectif fragile dans la région. Les familles de Grea pleurent aujourd’hui leurs enfants disparus, dans l’attente désespérée de nouvelles sur le sort de celui qui demeure aux mains des ravisseurs. La résilience des habitants du Mayo-Sava est mise à rude épreuve, alors que la menace terroriste continue de redéfinir, jour après jour, le quotidien des populations civiles.
La Rédaction
