
La protection de l’enfance, est une nécessité absolue selon Aleva Dafogo. Sauver la jeunesse tchadienne demande une mobilisation urgente et concrète. L’Association Dakouna Espoir (ADE) interpelle aujourd’hui les autorités tchadiennes face à une crise humanitaire majeure. Aleva Dafogo, président de cette structure, dénonce l’immobilisme institutionnel qui menace 50 enfants hébergés et 249 autres errant dans les rues de N’Djaména la capitale du Tchad. Cette situation nécessite une réponse immédiate pour garantir la protection de ces citoyens vulnérables. L’association exige des moyens durables pour poursuivre son engagement social indispensable.
Dix ans d’engagement humain dans la protection de l’enfance
Dans une conférence de presse animée ce vendredi 07 août 2026 à N’Djaména, l’Association Dakouna Espoir combat l’exclusion sociale depuis une décennie. Aleva Dafogo, encadreur, éducateur et chorégraphe, responsable de l’Association, structure son action autour de la réinsertion. Les chiffres parlent pour cet engagement : 786 enfants retrouvent leur famille grâce à l’ADE. Par ailleurs, 167 jeunes ont atteint l’autonomie complète. Malgré ces succès salués par l’UNICEF, l’UE et l’AFD, l’ADE manque de ressources structurelles. Le besoin de protection de l’enfance reste le pilier central de ce combat quotidien pour la dignité. Données communiquées au cours de la conférence dse pressse de ce vendredi 07 août 2026.
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Dossiers administratifs au point-mort la protection de l’enfance en danger
Dans ses explications, le dirigeant de l’Association Dakouna Espoir, évoque de nombreuses difficultés. D’abord, le blocage administratif entrave le déploiement de ces actions importantes. Depuis février 2021, l’ADE attend vainement l’attribution d’un terrain promis. Malgré des relances constantes, le ministère de l’Urbanisme maintient un silence frustrant. M. Dafogo, précise qu’actuellement, la maison louée par l’association et qui abrite les enfants en détresse, est mise en vente, menaçant l’hébergement des mineurs. Aleva Dafogo souligne ce paradoxe : les démarches sont conformes, pourtant, aucune solution concrète n’émerge. Cette instabilité fragilise gravement la mission de protection de l’enfance sur le terrain.
Promesses étatiques peinent à tenir
La gestion politique du dossier suscite une incompréhension légitime chez les acteurs associatifs. Dans sa communication qui est un appel à l’action, le président de l’association, rappelle qu’en décembre 2025, le ministère de la Solidarité a distribué des cadeaux, sans toutefois apporter de soutien budgétaire pérenne. Cette approche symbolique ne suffit pas à répondre aux besoins vitaux du centre. Les relances envoyées tout au long de 2026 sont restées sans écho auprès des institutions compétentes. L’absence de suivi financier transforme les promesses en simples gestes éphémères. Le travail acharné des équipes locales mérite davantage qu’une reconnaissance de façade.
Attente à la Présidence pour la protection de l’enfance
Les instances supérieures maintiennent une lenteur préjudiciable à la survie du centre. En décembre 2025, le Chef de l’État a personnellement reçu les enfants de l’ADE, insufflant un espoir immense. Pourtant, six mois plus tard, le dossier transmis par la Présidence au ministère de la Solidarité semble enlisé. Aleva Dafogo déplore ce manque de coordination malgré les instructions reçues. Cette inertie administrative contredit l’attention portée par le sommet de l’État à la jeunesse. La protection de l’enfance exige une réactivité politique à la hauteur des enjeux nationaux.
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Urgence pour l’avenir collectif

L’ADE refuse la résignation malgré l’épuisement des forces militantes. Aleva Dafogo demande désormais une dotation budgétaire et des moyens roulants pour couvrir l’ensemble du territoire. Le soutien ponctuel de l’entreprise Parier Cash prouve que des alternatives existent pour aider ces enfants. Néanmoins, l’État doit impérativement officialiser son partenariat avec l’association. La pérennisation du centre dépend exclusivement de cette volonté politique immédiate. La société tchadienne ne peut laisser ces enfants sans un cadre de vie sécurisé et pérenne.
Appel à la nation entière
La vulnérabilité des mineurs concerne chaque citoyen et chaque entreprise. L’ADE invite le secteur privé à intensifier ses efforts de responsabilité sociétale. Chaque contribution matérielle ou financière transforme directement le quotidien des jeunes accueillis à Moursal. Aleva Dafogo insiste sur l’importance d’étendre ces programmes aux provinces, là où des milliers d’enfants attendent une main tendue. L’action collective constitue le seul rempart contre l’exclusion totale de ces jeunes oubliés. La solidarité nationale doit transcender les discours pour devenir une réalité tangible et durable.
Victoire contre l’indifférence sociale
Le combat pour la dignité humaine continue malgré les obstacles rencontrés. Les enfants de l’ADE incarnent la résilience face à la misère. En agissant aujourd’hui, le Gouvernement transformerait une détresse en opportunité de développement humain pour le pays. L’ADE ne demande pas la charité, mais une alliance stratégique pour l’enfance. Le travail de terrain restera le moteur de la transformation sociale au Tchad. Il est temps d’écouter le cri de ces enfants pour bâtir enfin un avenir où chaque vie compte.
Afriki24.com/DVK/Rédaction Francophone(Rdf)
































