
Le Sahel affronte une crise climatique. Le lundi 8 juin 2026 à Bamako, le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, a reçu Amadou Dicko, ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales. Cette rencontre stratégique, tenue en marge de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement, souligne l’urgence de coordonner les politiques publiques face à la dégradation des écosystèmes sahéliens. En consolidant leur dialogue, les deux pays voisins visent à transformer la menace climatique en une opportunité de développement durable et solidaire pour leurs populations respectives.
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Une coopération sahélienne en marche
L’événement, inauguré le 6 juin 2026 au Parc national de Bamako, place la résilience climatique et la restauration des pâturages au cœur des priorités régionales. Cette mobilisation rassemble les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ainsi que plusieurs pays limitrophes. À travers cette plateforme, le Mali et le Burkina Faso entendent mutualiser leurs ressources techniques et scientifiques pour endiguer l’avancée du désert, un défi majeur qui compromet directement la survie des systèmes agropastoraux et la stabilité de toute la sous-région du Sahel.
Économie rurale et enjeu vital
Pour ces deux économies agraires, la préservation des sols constitue un levier de sécurité nationale. Les données de la Banque mondiale confirment cette dépendance structurelle : l’agriculture, la foresterie et la pêche assurent une part prépondérante du Produit Intérieur Brut, soit 33,45 % pour le Mali et 18,59 % pour le Burkina Faso en 2024. Ces secteurs garantissent non seulement l’emploi de millions de citoyens, mais soutiennent également la cohésion sociale et la sécurité alimentaire, piliers essentiels d’une paix durable en milieu rural.
Partage d’expériences et visions communes
Lors de ses échanges avec le Général Maïga, le ministre burkinabè Amadou Dicko a salué l’hospitalité malienne, tout en sollicitant des orientations stratégiques sur la gestion des ressources animales face aux sécheresses récurrentes. En réponse, le Général Abdoulaye Maïga, au nom du Président Assimi Goïta, a magnifié cette collaboration transfrontalière. Il a réaffirmé que l’unité entre le Mali et le Burkina Faso dépasse la simple diplomatie pour incarner une volonté politique claire : bâtir une souveraineté environnementale solide pour l’ensemble de la Confédération des États du Sahel.
Vers une résilience climatique durable
Cette dynamique de coopération prouve que la gestion des ressources naturelles est indissociable de la gouvernance sécuritaire. En partageant leurs expertises, Bamako et Ouagadougou cherchent à harmoniser leurs méthodes de gestion des terres. Ce partenariat renforce, par ricochet, les fondements de l’AES, transformant les contraintes climatiques en un moteur d’intégration régionale exemplaire. Les autorités maliennes et burkinabè misent ainsi sur une approche pour protéger durablement leurs écosystèmes vitaux.
La Rédaction


















