Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a procédé à un remaniement ministériel significatif, acté par la nomination de Soda Zhemu au poste stratégique de ministre de l’Information, de la Communication et de la Radiodiffusion. Cette décision, officialisée par le secrétaire général de la présidence et du cabinet, Martin Rushwaya, marque un tournant dans la composition du gouvernement et suscite interrogations quant aux motivations sous-jacentes.
Un changement de portefeuille inattendu
L’annonce de ce remaniement a propulsé Jenfan Muswere, précédemment titulaire du ministère de l’Information, vers un nouveau rôle en tant que ministre des Compétences, de l’Audit et du Développement. Il succède ainsi à Paul Mavhima, qui, à son tour, prend les rênes du ministère du Logement et des Services sociaux. Ce jeu de chaises musicales au sein du gouvernement zimbabwéen laisse entrevoir une volonté de rééquilibrage des forces et de redéfinition des priorités.
Tensions internes et interventions présidentielles ?
Si les raisons officielles de ce remaniement n’ont pas été explicitement communiquées, des sources concordantes suggèrent que le limogeage de Jenfan Muswere du ministère de l’Information serait lié à des désaccords profonds avec le président Mnangagwa. Au cœur de ces tensions, une tentative de destitution de Halliate Rushwaya, présidente du conseil d’administration de la Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC) et figure réputée proche du chef de l’État.
Selon ces mêmes sources, le président Mnangagwa serait intervenu personnellement dans cette affaire, allant jusqu’à réintégrer Mme Rushwaya à son poste, illustrant ainsi son influence directe sur les affaires de l’État et sa volonté de maintenir un certain contrôle sur les médias publics. Ce contexte de tensions internes et d’interventions présidentielles met en lumière les enjeux politiques et les rapports de force qui sous-tendent la gouvernance au Zimbabwe
