Venezuela | l’appel risqué de Donald Trump et les hésitations des géants pétroliers à investir

L’horizon vénézuélien s’assombrit d’une complexité croissante, mêlant ambitions géopolitiques américaines, appétits pétroliers et une fragilité politique exacerbée. Sur fond de cette instabilité, Washington envoie un signal alarmant à ses citoyens, les exhortant à quitter le Venezuela sans délai, une précaution qui résonne comme un avertissement face à une situation potentiellement explosive.

Un appel aux affaires contre le courant de la prudence

La récente convocation à la Maison Blanche des géants pétroliers par le Président Trump a mis en lumière une stratégie audacieuse, voire téméraire, visant à exploiter les richesses pétrolières vénézuéliennes. Trump a dépeint un Venezuela « ouvert aux affaires », promettant une exploitation lucrative des ressources au profit des États-Unis, des compagnies pétrolières, et, de manière plus incidente, du Venezuela lui-même, selon les informations du Guardian. L’arrestation de Nicolas Maduro a été présentée comme une opportunité à saisir, une aubaine pour les compagnies américaines désireuses de s’implanter dans un marché potentiellement lucratif.

ExxonMobil freine l’ardeur américaine ?

Cependant, cette offensive de charme n’a pas rencontré l’enthousiasme unanime escompté. Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, a exprimé ses réserves quant à un investissement immédiat au Venezuela, rappelant les saisies d’actifs subies par sa compagnie par le passé. « Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays », a-t-il souligné lors de la réunion du 9 janvier à Washington, laissant entrevoir une méfiance tenace envers le climat des affaires vénézuélien. Il a insisté sur la nécessité de « changements assez importants » avant d’envisager un retour. La réponse tranchante de Trump, suggérant que d’autres étaient prêts à prendre la place d’ExxonMobil, témoigne d’une détermination sans faille, mais aussi d’une certaine impatience face aux réticences.

Le doute se dissipe-t-il ? 

Malgré les doutes persistants, certains acteurs semblent prêts à saisir l’opportunité. Des géants pétroliers américains, italiens (Eni) et espagnols (Repsol) seraient sur le point d’investir massivement au Venezuela, rassurés par les promesses de sécurité totale émanant de Washington. Cette ruée vers l’or noir vénézuélien soulève des questions éthiques et stratégiques, notamment quant à la viabilité à long terme d’une exploitation dans un contexte politique et social aussi instable. L’appel à quitter le pays lancé aux citoyens américains est un indicateur clair des risques encourus et de la complexité de la situation sur le terrain. Reste à voir si cette stratégie audacieuse portera ses fruits, ou si elle se soldera par un échec retentissant, laissant derrière elle un Venezuela encore plus fragilisé.

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