Tchad | Un an de prison ferme pour Djimadouel Faustin, leader syndical

Le verdict est tombé. Djimoudouel Faustin, figure emblématique du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad, a été reconnu coupable et condamné, ce lundi 02 février 2026, à une peine d’emprisonnement ferme d’une durée de douze mois. Le tribunal de N’Djaména, capitale tchadienne, a également prononcé une amende de 25 000 FCFA à l’encontre du responsable syndical.

Contexte de la condamnation | Mobilisations et revendications

Cette condamnation intervient dans un contexte social tendu, marqué par des mouvements de contestation et des revendications portées par le syndicaliste Djimadouel Faustin. Son organisation avait en effet orchestré une série d’actions, incluant des grèves afin d’alerter les pouvoirs publics sur les préoccupations pressantes de la communauté enseignante. Les revendications portaient notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires mais surtour l’application du decret 2850 et la résolution des problèmes liés aux arriérés de paiement.

Réactions et implications | Le syndicalisme tchadien en question

La nouvelle de la condamnation de Djimadouel Faustin a suscité une vague d’indignation et d’inquiétude au sein de la société civile tchadienne, ainsi que parmi les organisations de défense des droits humains. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une atteinte à la liberté syndicale et une tentative d’intimidation visant à museler les mouvements sociaux. Cette affaire soulève des questions importantes quant à la place et au rôle du syndicalisme dans le paysage politique tchadien, ainsi qu’aux limites de la liberté d’expression et de réunion.

L’arrestation de Djimoudouel Faustin, survenue le 6 janvier dernier, et son placement sous mandat de dépôt à la prison de Klessoum ont suscité une vague d’indignation au sein de la communauté éducative tchadienne. Ce verdict fait suite à un appel à la grève lancé par le Syndicat Indépendant des enseigants du Tchad (SIET), visant à faire pression sur les autorités compétentes afin d’obtenir l’application effective de la loi 2850. 

Ce texte législatif, qui pourtant est important pour le corps enseignant, définit le statut particulier des enseignantes et enseignants tchadiens, et son application se fait attendre depuis trop longtemps au goût du syndicat. Les revendications portent notamment sur des améliorations salariales, la reconnaissance des qualifications, la sécurisation de l’emploi et des conditions de travail dignes pour les personnels éducatifs.

Signalons que le matin, la procès avait été lègerement perturbée la grève des greffiers.

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