Ombres sur la Sécurité d’État. Le décès du capitaine Mbairessem Emmanuel au sein même de la DGSSIE, officiellement attribué à un suicide, ébranle le Tchad. Les interrogations fusent face au silence assouridissant qui entoure cette disparition, notamment celui du directeur génaral de la DGESSIE, Tahir Erda Taïro, face à cette tragédie. Cette absence de communication nourrit les spéculations les plus sombres.
Un message Posthume révélateur ?
Quelques heures avant sa mort, le capitaine Mbairessem publiait un message Facebook : « Mes chefs m’ont collé l’étiquette des Transformateurs ». Cette phrase énigmatique, perçue comme un cri d’alarme, laisse entrevoir des tensions politiques au sein des forces de sécurité. L’officier aurait-il été victime de persécution en raison de ses opinions ou de ses supposées sympathies envers l’opposition ? L’absence d’annonce d’une autopsie et de la publication des résultats médicaux contribue à l’inquiétude générale. Une enquête transparente apparaît comme une nécessité absolue pour établir les faits et apaiser les esprits.
Soupçons de torture et d’impunité ?
Des sources internes à la DGSSIE, sous couvert d’anonymat, dénoncent des traitements inhumains infligés au capitaine Mbairessem avant sa mort. Humiliations, violences physiques, pressions psychologiques : ces accusations, si elles s’avèrent fondées, constituent une violation flagrante des droits de l’homme et des lois tchadiennes. Un officier témoigne que ce drame révèle un système gangrené par la suspicion politique et l’allégeance partisane. L’absence de réaction officielle face à ces allégations laisse planer le doute sur une volonté délibérée d’étouffer l’affaire.
L’État de droit en question ?
La mort du capitaine Mbairessem Emmanuel sape la de plus en ^plus la confiance des citoyens envers les institutions censées les protéger, surtout à ce moment ou le Tchad doit compté sur l »unité interne pour faire face aus defis sécuritaires, notament la menace de la secte Boko Haram à l’ouest et l’instabilité au Soudan, un pays ayant de lien historique avec le Tchad.
Source : Éric Ngarlem Toldé
