Un afflux record pour la sécurité tchadienne- 55 000 candidats composent des Épreuves écrites pour rejoindre la police. Ce samedi 14 février 2026, les autorités tchadiennes ont lancé des épreuves écrites du concours d’entrée à l’École nationale de police, un événement d’envergure nationale visant à recruter les futurs élèves gardiens de la paix. Ce concours, session 2022, a suscité un engouement sans précédent, témoignant d’un vif intérêt pour le service public et la sécurité du pays. Les épreuves se sont déroulées simultanément dans plusieurs grandes villes du Tchad, permettant à un grand nombre de candidats de participer et de concourir pour une place au sein de la police nationale.
Épreuves diversifiées et rigoureuses
Afin d’évaluer les compétences et les aptitudes des candidats, un ensemble d’épreuves a été mis en place. Ces épreuves comprenaient notamment une rédaction, évaluant la capacité d’expression écrite et la maîtrise de la langue française ; des mathématiques, testant le raisonnement logique et la résolution de problèmes ; et une dictée, vérifiant l’orthographe et la grammaire. Ces épreuves rigoureuses ont pour objectif de sélectionner les candidats les plus aptes à suivre la formation exigeante de gardien de la paix et à exercer les fonctions qui leur seront confiées.
N’Djaména, épicentre du concours
La capitale tchadienne, N’Djaména, a été le principal centre de composition pour ce concours national. Pas moins de 19 centres de composition ont été déployés dans la ville, accueillant un nombre impressionnant de candidats. Au sein du seul lycée Félix Éboué, par exemple, on dénombrait environ 1 218 candidats, parmi lesquels plus de 200 étaient arabophones et 1 900 francophones. Ces candidats étaient répartis dans 35 salles d’examen, témoignant de l’ampleur de l’opération et de l’importance accordée à ce recrutement. Sur l’ensemble des 19 centres installés dans les différents arrondissements de N’Djaména, ce sont près de 20 700 candidats, dont 1 222 arabophones et environ 19 500 francophones, qui ont participé aux épreuves.
Mobilisation dans le Moyen-Chari
L’engouement pour le concours de recrutement des gardiens de la paix ne s’est pas limité à la capitale. À l’intérieur du pays, dans la région du Moyen-Chari, 1 999 candidats ont également participé aux épreuves, démontrant la volonté de jeunes Tchadiens de s’engager pour la sécurité de leur pays. Le lancement des épreuves au lycée Ahmed Mangue de Sarh a été présidé par le Délégué général du Gouvernement, Abderamane Ahmat Bargou, qui a exhorté les candidats à faire preuve de discipline et à respecter scrupuleusement les règles établies.
Participation active à Doba, ville pétrolière
La ville de Doba n’a pas été en reste, avec 2 128 candidats prennent part, en ce 14 février 2026, au concours de recrutement des gardiens de la paix. Les épreuves se sont déroulées au lycée Bernard Dikwa Garandi, sous la supervision des délégations provinciales de la police et de l’éducation nationale. Le lancement a été présidé par le secrétaire général de la province, Guiradoum Ngardodjim, soulignant l’importance de ce recrutement pour la région.
Des incident se sont produits suscitant une mise en garde des autorités locales. Malgré l’organisation rigoureuse du concours, un retard a été observé lors du lancement des épreuves à Doba, en raison d’une fuite signalée. Le commissaire divisionnaire de police, M. Batouri Golo, a profité de cette occasion pour mettre en garde les candidats contre toute tentative de tricherie, rappelant que de telles pratiques seraient sévèrement sanctionnées. Les autorités ont affirmé leur détermination à garantir l’intégrité du processus de recrutement et à sélectionner les candidats les plus méritants.
Un enjeu national
Le concours de recrutement des gardiens de la paix représente un enjeu national majeur pour le Tchad. Avec plus de 55 000 candidats en lice, ce recrutement massif témoigne de la volonté du gouvernement de renforcer les forces de sécurité et d’améliorer la sécurité des citoyens. Les futurs gardiens de la paix joueront un rôle essentiel dans le maintien de l’ordre public, la lutte contre la criminalité et la protection des biens et des personnes. Ce concours est donc une étape cruciale pour assurer un avenir plus sûr et plus stable pour le Tchad. L’ensemble du processus de sélection est supervisé de près afin de garantir l’équité et la transparence, assurant ainsi que les candidats les plus compétents et les plus dévoués soient choisis pour servir leur pays.
Le lancement de ce concours, vise a préparer l’avenir de la sécurité. L’ampleur de ce recrutement indique une stratégie gouvernementale proactive visant à anticiper les besoins futurs en matière de sécurité. En investissant dans la formation et le recrutement de nouveaux gardiens de la paix, le Tchad se prépare à faire face aux défis sécuritaires de demain. La diversité des profils des candidats, tant sur le plan linguistique que géographique, reflète la volonté de construire une force de police représentative de la société tchadienne dans son ensemble.
Former les Gardiens de Demain
L’École nationale de police jouera un rôle central dans la formation des futurs gardiens de la paix. Le programme de formation rigoureux et complet permettra aux élèves d’acquérir les compétences techniques, tactiques et éthiques nécessaires pour exercer leurs fonctions avec professionnalisme et intégrité. L’accent sera mis sur le respect des droits de l’homme, la déontologie policière et la communication avec la population.
Un investissement important selon les officiers en charge du recrutement. Le concours de recrutement des gardiens de la paix et la formation qui suivra représentent un investissement crucial pour l’avenir du Tchad. En renforçant les forces de sécurité et en améliorant la qualité du service public, le gouvernement contribue à créer un environnement plus sûr et plus propice au développement économique et social. La participation massive à ce concours témoigne de l’espoir et de la détermination de la jeunesse tchadienne à construire un avenir meilleur pour leur pays.
Vers une police moderne et efficace
Ce vaste recrutement marque une étape importante dans la modernisation de la police tchadienne. En attirant des candidats talentueux et motivés, et en leur offrant une formation de qualité, le Tchad se donne les moyens de disposer d’une force de police moderne, efficace et respectueuse des droits de l’homme. Les futurs gardiens de la paix seront les acteurs clés de cette transformation, contribuant à renforcer la confiance entre la police et la population et à bâtir un Tchad plus sûr et plus juste même si ce recrutement suscite des critiques dans le pays.
