Soudan | L’ONU alerte sur une crise humanitaire catastrophique

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme exprime une vive inquiétude face aux répercussions humanitaires désastreuses du conflit armé qui ravage le Soudan. L’organisation insiste sur la nécessité impérieuse d’ancrer les droits fondamentaux au cœur de toute initiative visant à instaurer une paix durable et à reconstruire le pays sur des bases solides.

Destruction ciblée des infrastructures civiles

Volker Türk, Haut-Commissaire, a souligné lors d’une conférence de presse tenue à Nairobi, au Kenya, à l’issue d’une mission d’évaluation de cinq jours au Soudan, que les infrastructures civiles soudanaises subissent des attaques répétées et systématiques, occasionnant des dommages considérables. Il a notamment mis en lumière les frappes aériennes répétées menées par des drones des Forces de soutien rapide (FSR) contre le barrage de Merowe, une infrastructure vitale qui assurait auparavant 70 % de l’approvisionnement en électricité du pays.

Conséquences sanitaires et humanitaires dévastatrices

Ces agressions répétées contre les infrastructures essentielles ont des conséquences directes et dramatiques sur la vie quotidienne des populations soudanaises. Elles entraînent des perturbations majeures dans le fonctionnement des hôpitaux, compromettent l’irrigation des terres agricoles et entravent l’accès à l’eau potable, favorisant ainsi la propagation de maladies et exacerbant la souffrance de la population. Le Haut-Commissariat rappelle avec force que ces actes pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Un Impératif pour une Paix Durable

Face à cette situation alarmante, les Nations Unies appellent instamment toutes les parties prenantes au conflit à respecter scrupuleusement le droit international humanitaire et les droits humains fondamentaux. L’organisation internationale réaffirme son engagement à soutenir le peuple soudanais dans sa quête d’une paix juste et durable, fondée sur le respect des droits et la justice pour toustes.

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