Soudan du Sud | 169 morts dans un carnage à Abiemnom

Une vague de violence inouïe s’abat sur le Soudan du Sud. L’aube du dimanche a été témoin d’une tragédie indicible dans le comté d’Abiemnom, situé dans la zone administrative de Ruweng, au Soudan du Sud. Un groupe armé, composé de jeunes hommes déterminés, a lancé une attaque d’une brutalité effroyable, coûtant la vie à plus de 169 personnes et en blessant grièvement 68 autres. L’assaut, qui a débuté vers 4h30 du matin, heure locale, et s’est prolongé pendant plus de trois heures, a ciblé sans distinction civils innocents et membres des forces de l’ordre, semant la terreur et la désolation dans la région. Femmes, enfants et personnes âgées ont été les victimes collatérales de cette violence aveugle, plongeant des familles entières dans le deuil et l’incertitude.

Comptage macabre et identification des victimes

Selon les informations communiquées par James Monyluak, ministre de l’Information de Ruweng, les assaillants, identifiés comme des jeunes armés originaires du comté de Mayom, dans l’État d’Unité, ont impitoyablement massacré environ 90 civils et 79 membres des forces militaires. Parmi les victimes, on déplore également la perte tragique de deux responsables locaux : le commissaire d’Awarpiny et le directeur exécutif d’Abiemnom, dont les corps ont été inhumés dans une fosse commune improvisée, témoignant de l’ampleur de la catastrophe et du chaos qui a suivi l’attaque.

Condamnation ferme et promesse d’enquête

Face à l’horreur de cette tragédie, le gouvernement sud-soudanais a exprimé sa plus vive condamnation de cet « acte odieux », promettant de mener une enquête approfondie afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces crimes abominables. Ateny Wek Ateny, ministre de l’Information, des Technologies de la communication et des Services postaux, a souligné que les personnes tuées lors de l’attaque comprenaient à la fois des civils et des membres des forces de l’ordre, confirmant la nature indiscriminée de la violence.

Réaction officielle et mesures de sécurité

Dans un communiqué officiel, le gouvernement de la République du Soudan du Sud a réaffirmé sa condamnation ferme de cet acte de violence lâche et barbare contre des citoyens innocents et des fonctionnaires. Les autorités ont souligné que de tels actes compromettent gravement la paix, la stabilité et les efforts en cours en faveur de la réconciliation et de l’unité nationale. M. Ateny a précisé que les forces de sécurité ont reçu des instructions claires pour rétablir l’ordre, enquêter sur l’incident et veiller à ce que les responsables de ces atrocités soient tenus responsables de leurs actes devant la justice.

Un avenir incertain pour Abiemnom

La région d’Abiemnom, déjà fragilisée par des années de conflits et d’instabilité, se retrouve plongée dans une profonde crise humanitaire et sécuritaire. Les communautés locales, traumatisées par la violence et le deuil, ont un besoin urgent d’aide humanitaire, de soutien psychologique et de mesures de protection renforcées. Le gouvernement sud-soudanais, confronté à des défis considérables en matière de sécurité et de développement, doit redoubler d’efforts pour assurer la protection des civils, promouvoir la réconciliation nationale et instaurer une paix durable dans la région.

crédit photo : M. Ing Djidda Maniri

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