Sénégal | Disparition en Mer, le Sénégal en deuil. Le silence pesant des jours passés s’est brisé mercredi soir, lorsque l’armée sénégalaise a confirmé la découverte des corps des trois marins de la Marine nationale, disparus le 12 février dernier. Le drame s’est noué à l’embouchure du fleuve Sénégal, théâtre d’un chavirement qui a plongé le pays entier dans l’angoisse et l’espoir fragile d’un retour. Cet espoir, hélas, s’est éteint avec l’annonce de la macabre découverte.
Opérations de recherche intensive
Dès les premières heures suivant la disparition, des opérations de recherche ont été déployées avec acharnement. La Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a communiqué avec une sobriété empreinte de tristesse, informant que les efforts conjoints avaient permis de localiser « trois corps sans vie correspondant aux trois marins disparus ». Chaque heure écoulée alimentait une tension palpable, chaque vague scrutée portait le poids d’un espoir déclinant.
Les circonstances du drame
Le jeudi précédent le funeste dénouement, le bateau transportant les marins effectuait une mission de liaison, une tâche de routine transformée en tragédie par la furie de la nature. Une forte houle, imprévisible et impitoyable, a fait chavirer l’embarcation, engloutissant les trois hommes dans les profondeurs marines. Dix autres membres d’équipage ont été miraculeusement sauvés. Ils étaient témoins impuissants du drame qui se déroulait. Leur sauvetage, bien que soulagement, n’a pu atténuer la douleur de la perte.
Hommage solennel à Saint-Louis adieu aux héros disparus
Un dernier hommage solennel est rendu aux trois marins disparus jeudi à Saint-Louis. La ville, endeuillée, a accueilli les dépouilles de ceux qui ont servi leur pays avec courage et dévouement.
Un passé hanté par les disparitions
Ce drame ravive la douleur lancinante des disparitions en mer qui frappent régulièrement le Sénégal. En janvier dernier, neuf pêcheurs sénégalais avaient disparu pendant plus d’un mois, avant d’être retrouvés en Guinée-Conakry, affaiblis par le manque de nourriture et pris en charge dans une base militaire. Leur retour avait apporté un souffle de soulagement, mais n’avait pas effacé la crainte persistante de voir la mer engloutir d’autres vies.
Cette dernière tragédie souligne la vulnérabilité des hommes de la mer face aux éléments implacables et ravive le débat sur la sécurité maritime et les mesures de prévention nécessaires pour éviter de tels drames.
