Sahel | le Togo plaide pour la lutte contre le terrorisme

Lutte antiterroriste dans le Sahel, le Togo réagi. Le silence accablant de l’inaction internationale résonne avec une tristesse profonde alors que le Togo réaffirme solennellement son engagement envers les pays du Sahel engagés dans la lutte contre le terrorisme qui secoue la région. Le Sahel, une région engloutie par une crise multidimensionnelle implacable. Robert Dussey, Ministre des Affaires Étrangères togolais, a porté ce message grave lors de la Conférence de Munich sur la Sécurité, un lieu où les échos des conflits passés se mêlent aux prémonitions funestes de l’avenir. Son intervention, empreinte d’une détermination, souligne une réalité amère : le Togo, malgré ses ressources limitées, reste un phare d’espoir vacillant dans une obscurité grandissante.

Le Sahel un gouffre d’insécurité

La Confédération des États du Sahel, un ensemble de nations meurtries par des années de lutte acharnée contre le terrorisme, continue de faire face à l’insécurité tel un chaos abyssal. Le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, autrefois symboles de résilience, vacillent désormais sous le poids de défis sécuritaires insurmontables. Les populations civiles, prises au piège entre la violence des groupes armés et la fragilité des institutions étatiques, vivent dans une terreur quotidienne. La solidarité régionale, bien que nécessaire, semble dérisoire face à l’ampleur de la catastrophe.

La menace imminente la stabilité régionale en jeu

M. Dussey, avec une gravité palpable, a insisté sur la nécessité d’un soutien continu aux États du Sahel, reconnaissant leur vulnérabilité croissante face à l’insécurité. Il a souligné que la propagation du terrorisme dans la région constitue une menace existentielle pour la stabilité des pays côtiers voisins, y compris le Togo. « Si le terrorisme envahit les pays du Sahel, nous qui sommes les pays côtiers, serons également victimes de ce terrorisme, » a-t-il averti, ses paroles résonnant comme un funeste présage. La survie du Sahel est intrinsèquement liée à la sécurité de toute la région, un lien que le Togo comprend douloureusement.

Une stratégie illusoire : contenir l’incontenable

Le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une approche stratégique axée sur le renforcement des capacités des pays du Sahel à contenir le terrorisme. Cette démarche, bien qu’louable dans son intention, semble utopique face à la complexité et à la profondeur de la crise. Comment renforcer des institutions étatiques déjà en ruine ? Comment endiguer un terrorisme transnational qui se nourrit de la pauvreté, de la marginalisation et du désespoir ? Le Togo, malgré ses efforts sincères, ne peut pas, à lui seul, inverser une tendance funeste.

L’apathie internationale un silence assourdissant

Si les États-Unis d’Amérique, l’Union Africaine et l’Union Européenne ont exprimé leur volonté de soutenir les États membres de la Confédération des États du Sahel, leurs actions restent souvent timides et insuffisantes. Les promesses d’aide se heurtent à la bureaucratie, aux intérêts divergents et à un manque de volonté politique. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, abandonnés à leur sort, se débattent dans un isolement cruel, victimes d’une indifférence mondiale qui confine à la complicité.

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