L’ombre du conflit russo-ukrainien s’étend au-delà des frontières européennes, atteignant le Cameroun à travers le témoignage de deux de ses citoyens. Ces derniers, apparaissant dans des images partagées dans des groupes fermés où lancent un appel désespéré à Yaoundé, affirment avoir été enrôlés de force dans les rangs de l’armée russe. Vêtus d’uniformes militaires et arborant le drapeau russe, ils dénoncent une situation de piège, aggravée par la confiscation de leurs passeports. Détournement de passeports et enrôlement forcé, c’est un scénario alarmant que vivraient ces citoyens africains originaires du Cameroun.
Des centaines de Camerounais aux côtés des Russes ?
Selon la chaîne de télévision Franco-Allemande ARTE. TV, plusieurs centaines de ressortissants camerounais se seraient engagés sur le front aux côtés de la Russie. Ces ressortissants camerounais, qui appellent leurs autorités pour leur rapatriement, relatent l’horreur des combats, implorant l’intervention des autorités de leur pays pour leur extraction. Leur témoignage soulève des questions importantes sur l’implication, volontaire ou forcée, de citoyens africains dans ce conflit. Bien qu’il n’existe pas de chiffres officiels, les allégations d’enrôlement forcé se multiplient, alimentant l’inquiétude quant à l’exploitation de populations vulnérables.
L’Ukraine accuse : promesses fallacieuses et recrutement forcé
Kiev accuse Moscou d’avoir orchestré une campagne de recrutement ciblant des ressortissants africains, attirés par des promesses d’emplois lucratifs. Selon les estimations ukrainiennes, environ 1.400 Africains, originaires de 36 pays différents, dont l’Afrique du Sud et le Kenya, se trouveraient actuellement en Ukraine, combattant aux côtés des forces russes.
Ces allégations mettent en lumière une dimension sombre du conflit, révélant des pratiques potentiellement illégales et immorales. L’absence de données fiables et transparentes sur le nombre exact d’Africains impliqués dans le conflit alimente les spéculations et rend difficile l’évaluation de l’ampleur réelle de ce phénomène.
Le conflit russo-ukrainien, initié dans la nuit du 23 au 24 février 2022 par l’annonce d’une « opération spéciale » par Vladimir Poutine, continue de révéler des conséquences insoupçonnées, rappelant la nécessité d’une vigilance accrue face aux manipulations et aux violations des droits humains dans les zones de conflit.
