Bangui, RCA – Le président sortant Faustin Archange Touadéra a remporté l’élection présidentielle du 28 décembre avec une majorité écrasante de 76,15% des voix, selon les résultats provisoires annoncés par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) le lundi 5 janvier. Ce score lui assure un troisième mandat consécutif, une victoire que ses partisans célèbrent comme une confirmation de sa vision pour le pays, tandis que ses opposants pointent du doigt des irrégularités potentielles et le contexte politique tendu dans lequel le scrutin s’est déroulé.
Touadera reccueil un umportant nombre de votant
Sur un total de 1 174 759 suffrages valablement exprimés, Touadéra, candidat du Mouvement Cœurs Unis (MCU), a recueilli 894 556 voix. Ce triomphe électoral intervient après l’adoption controversée d’une nouvelle constitution en 2023, supprimant les limitations de mandat présidentiel.
Anicet Georges Dologuele, de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), arrive loin derrière en deuxième position avec 172 209 voix, représentant 14,66% des suffrages. Les autres candidats ont obtenu des scores significativement plus faibles : Henri-Marie Jeanneney Dondra (UNIR) avec 3,19%, Marcelin Yalemende (Indépendant) avec 2,13%, Serge Ghislain Djorie (CAPNCA) avec 1,87%, Eddy Symphorien Kparekouti (PUR) avec 1,04%, et Aristide Briand Reboas (PCD) avec 0,95%.
Le taux de participation depasse les 50 %
Le taux de participation s’est élevé à 52,42%, avec 1 254 376 électeurs ayant voté sur un corps électoral de 2 392 946 inscrits. L’ANE a recensé 40 231 bulletins nuls et 39 386 bulletins blancs. Le taux de compilation atteignait 84,39% au moment de l’annonce des résultats provisoires, avec 5 689 bureaux de vote compilés sur un total de 6 741.
Ces élections, qui comprenaient également des scrutins législatifs, régionaux et municipaux, se sont déroulées dans un contexte sécuritaire précaire. Des tensions étaient palpables, exacerbées par les accusations d’ingérence étrangère et les craintes de manipulation électorale. La présence de forces internationales, notamment russes, a suscité des débats passionnés quant à leur influence sur le processus électoral.
L’avenir démocratioque du pays en question
La victoire de Touadéra soulève des questions concernant l’avenir de la démocratie en République Centrafricaine. Ses partisans estiment qu’elle offre une stabilité nécessaire pour poursuivre les efforts de reconstruction et de développement du pays. Ses détracteurs, quant à eux, craignent une consolidation du pouvoir et un recul des libertés fondamentales.
Les résultats définitifs, qui seront proclamés par la Cour Constitutionnelle, seront scrutés de près par la communauté internationale. L’Union Africaine et les Nations Unies ont déjà appelé à la transparence et à l’apaisement, soulignant l’importance d’un dialogue inclusif pour garantir la paix et la stabilité en République Centrafricaine. L’opposition, déjà fracturée, devra décider de la stratégie à adopter face à cette nouvelle donne politique. Des contestations judiciaires sont à prévoir, alimentant une incertitude qui plane sur l’avenir immédiat du pays.
