Nigeria | 38 morts dans l’explosion minière dans l’État du Plateau

L’explosion minière dévastatrice  s’est produit le mercredi 18 février 2026. Elle a frappé le site minier de plomb dans la communauté de Zurak, située dans la zone d’administration locale de Wase, au cœur de l’État du Plateau, au Nigeria. L’incident, survenu aux alentours de 7h30 à 8h, a coûté la vie à au moins trente-huit mineurs et a laissé de nombreux autres gravement blessés. La mine, exploitée par la Solid Mining Company, est désormais le théâtre d’une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de cette catastrophe.

Une accumulation de gaz mortelle

Les premières informations recueillies sur les lieux de l’explosion indiquent qu’une fuite de gaz, vraisemblablement du monoxyde de carbone, serait à l’origine du drame. Cette accumulation de gaz toxique, survenue dans les tunnels souterrains, aurait atteint un niveau critique au moment où l’activité minière battait son plein. L’étincelle fatale, déclenchant l’explosion, a transformé le site minier en un piège mortel pour les mineurs qui travaillaient sous terre. Les puits, insuffisamment aérés, ont amplifié la propagation du gaz, exacerbant les conséquences de l’explosion.

Un scène de dévastation indescriptible

Aliyu Adamu Idris, chef de district en exercice, a décrit la scène comme « catastrophique ». Les autorités locales ont été immédiatement alertées et ont coordonné les efforts de secours. Les équipes d’urgence, confrontées à un environnement dangereux et saturé de fumées toxiques, ont travaillé sans relâche pour extraire les victimes des décombres. La plupart des mineurs décédés étaient de jeunes, âgés de 20 à 35 ans, laissant derrière eux des familles dévastées et une communauté en deuil.

Les blessés luttent pour leur survie

Outre les trente-huit décès confirmés, vingt-huit personnes ont été grièvement blessées dans l’explosion. Les victimes ont été rapidement transportées vers les centres médicaux les plus proches, où elles reçoivent des soins intensifs. Les médecins se battent pour stabiliser leur état et atténuer les effets de l’inhalation de fumées toxiques. Selon des sources médicales, environ vingt-sept personnes souffrent de détresse respiratoire grave, preuve de la violence de l’explosion et de la toxicité des gaz libérés.

Déploiement des forces de sécurité et enquête en cours

Alfred Alabo, porte-parole de la police de Plateau, a annoncé le déploiement de membres des forces de sécurité sur le site de la mine. Leur mission consiste à sécuriser la zone, à faciliter les opérations de secours et à préserver les preuves cruciales pour l’enquête. Les autorités nigérianes se sont engagées à mener une investigation approfondie pour déterminer les causes exactes de l’explosion et identifier les éventuelles responsabilités. L’objectif est de mettre en place des mesures de sécurité renforcées pour prévenir de futures tragédies.

Une région minière historiquement instable

La région de l’État du Plateau est connue pour son riche sous-sol, regorgeant de minerais tels que l’étain et le plomb. L’exploitation minière y est une activité économique importante, mais elle est souvent pratiquée dans des conditions précaires et dangereuses. De nombreux sites miniers sont exploités de manière artisanale et illégale, sans respect des normes de sécurité élémentaires. Cette situation favorise les accidents, mettant en danger la vie des mineurs.

Une série d’accidents tragiques

La tragédie survenue dans l’État du Plateau n’est pas un cas isolé. La région a été le théâtre de plusieurs accidents miniers meurtriers ces dernières années. La semaine précédente, trois mineurs ont perdu la vie dans un accident similaire à Ebonyi. En septembre 2025, dix-huit mineurs ont été tués dans une explosion à Zamfara. Ces événements tragiques montrent les défis considérables auxquels sont confrontées les communautés minières au Nigeria et la nécessité urgente d’améliorer les conditions de sécurité dans ce secteur. La compagnie Solid Unit Nigeria Limited exploitait la mine où s’est produit le désastre.

Appel à des mesures de sécurité renforcées

Face à cette série d’accidents tragiques, les organisations de défense des droits de l’homme et les syndicats miniers appellent à des mesures de sécurité renforcées dans les mines nigérianes. Ils demandent une réglementation plus stricte, des inspections régulières des sites miniers et une formation adéquate des mineurs. Ils soulignent également la nécessité de lutter contre l’exploitation minière illégale et de promouvoir des pratiques minières responsables et durables. La sécurité des mineurs doit être une priorité absolue, afin d’éviter de nouvelles tragédies et de protéger la vie de ceux qui contribuent à l’économie du pays.

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