Mexique | 25 soldats tués par des cartel à Jalisco

L’État de Jalisco, autrefois terre d’agave et de mariachis, est aujourd’hui un champ de deuil où le sang des gardes nationaux macule les routes. Le Mexique est plongé dans une profonde tristesse après l’annonce glaçante du secrétaire à la Sécurité, Omar García Harfuch : vingt-cinq membres de la Garde nationale ont été fauchés par une vague de violence sans précédent. Six attaques coordonnées, ourdies par les tentacules du Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG), ont transformé des patrouilles de routine en embuscades mortelles.

Le fantôme d’El Mencho plane sur Jalisco

Cette spirale de violence dévastatrice trouve son origine dans une rumeur funeste : la mort présumée de Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », le chef insaisissable du CJNG. Une opération militaire menée le 22 février aurait grièvement blessé le narcotrafiquant à Tapalpa, et son décès lors de son transfert vers Mexico n’a fait qu’attiser les braises de la vengeance. Le CJNG, décapité ou non, a réagi avec une brutalité calculée, transformant Jalisco en un théâtre de guerre.

Un bilan humain effroyable

Au-delà des 25 gardes nationaux tombés au combat, la vague de violence a également emporté un agent de sécurité et un fonctionnaire du parquet. Des blocages routiers improvisés, des véhicules incendiés, des affrontements sporadiques ont semé la panique et la désolation. La riposte des forces de l’ordre a été implacable : environ 30 membres du cartel ont été abattus et plus de 70 arrestations ont été effectuées. Mais ces chiffres froids ne suffisent pas à masquer la profonde blessure infligée au pays.

La stratégie de la terreur du CJNG

Les attaques du CJNG ne sont pas le fruit du hasard. Elles visent des convois de sécurité, des postes stratégiques, des symboles de l’autorité de l’État. Le cartel de la drogue, cherche à démontrer sa puissance, à semer la terreur, à affirmer son contrôle sur le territoire. Cette escalade de la violence démontre la fragilité de l’État mexicain face à la puissance des organisations criminelles.

La réponse du gouvernement un renfort militaire massif

Face à cette situation d’urgence, le gouvernement fédéral a déployé en urgence quelque 10 000 soldats supplémentaires dans la région, rejoignant les 7 000 déjà présents sur le terrain. La présidente Claudia Sheinbaum a réaffirmé sa détermination à rétablir l’ordre et à protéger la population civile, insistant sur la priorité absolue accordée à la sécurité. Mais ces renforts suffiront-ils à endiguer la vague de violence ? La question reste posée.

Un deuil national et une quête de Justice

Au-delà de la réponse militaire, c’est un deuil national qui s’impose. Les familles des victimes pleurent leurs proches, leurs héros tombés au champ d’honneur. Le pays entier est en deuil. Et des voix appellent à la justice , qu’elle soit rendue, que les responsables de ces atrocités soient traduits devant les tribunaux. Mais au-delà de la justice, c’est une profonde réflexion sur les causes de cette violence, sur la stratégie à adopter pour lutter contre les cartels, qui s’impose.

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