Madagascar | Les évêques réagissent à la situation politique du Pays

Dans un contexte sociopolitique national caractérisé par une exacerbation des tensions, la Conférence des évêques catholiques de Madagascar a formellement exprimé la nécessité d’une refonte des stratégies de communication et d’interaction entre les différentes composantes de la société. Le message de Noël, rendu public par Monseigneur Fabien Raharilamboniaina, président de la Conférence, insiste sur l’importance cruciale d’un dialogue constructif et d’une écoute empathique comme instruments indispensables à la restauration de la confiance fragilisée entre les citoyens et les institutions de la République.

Le responsable de l’Église catholique souligne que les antagonismes actuels résultent d’un décalage significatif entre les engagements exprimés et leur application concrète. Cette divergence a nourri un climat de suspicion et de désillusion, amplifié par un contexte politique instable. Un appel pressant est donc adressé à la population afin de ne pas céder au repli individualiste ou à l’escalade conflictuelle, mettant en évidence que la paix, malgré sa fragilité potentielle, demeure une ressource fondamentale. L’impératif d’éviter catégoriquement toute forme de violence ou d’utilisation d’armes est également fortement souligné.

L’appel lancé par les évêques dépasse le cadre strictement politique. Monseigneur Fabien Raharilamboniaina met l’accent sur le rôle déterminant du développement humain et de l’éducation comme socles d’une paix durable. L’avenir du pays, selon lui, est intrinsèquement lié à une attention soutenue accordée à l’enfance et à la jeunesse, populations particulièrement vulnérables aux conséquences des crises répétées. Il rappelle que l’Église, malgré des ressources limitées, contribue activement à cet effort par le biais de ses initiatives éducatives et sociales déployées sur le terrain.

En conclusion, le président de la Conférence des évêques exhorte la nation à une analyse approfondie de son histoire collective. Il regrette vivement la récurrence de schémas préjudiciables, notamment la persistance de pratiques de corruption qui sapent le fondement de la confiance collective. Les évêques estiment que l’assimilation des leçons du passé et la rupture avec ces comportements constituent une condition indispensable à la restauration de la paix et à l’édification d’un avenir partagé et prospère.

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