Le 16 décembre, les pays d’Europe de l’Est se sont réunis à Helsinki afin d’exhorter Bruxelles à intensifier les initiatives de surveillance et de dissuasion à l’égard de la Russie et de la Biélorussie.
Les États membres de l’Union européenne (UE) ainsi que ceux de l’alliance atlantique, qui partagent des frontières terrestres et maritimes avec la Russie et la Biélorussie, appellent à une action financière de la part de l’UE. Les leaders du flanc oriental de l’Europe, comprenant la Finlande, la Suède, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, ont formulé un message « clair et sans équivoque » : la protection de la frontière orientale doit être envisagée comme une « responsabilité collective », comme l’indiquent les déclarations des huit chefs d’État et de gouvernement.

Au cours de ces deux derniers jours, les dirigeants de l’Union européenne ont manifesté une volonté claire de renforcer leurs mesures aux frontières. Le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, a souligné que même un éventuel accord de paix en Ukraine n’aurait pas d’impact sur cette initiative : « Si la guerre cesse, les forces russes seront simplement repositionnées le long de leur frontière occidentale », a-t-il mis en garde.
Les menaces et priorités de l’UE
D’après les déclarations des huit dirigeants réunis à Helsinki, il est impératif que l’Union européenne réagisse et « adopte des mesures concrètes », selon Petteri Orpo. La Commission européenne a proposé quatre initiatives majeures, parmi lesquelles un système de « surveillance du flanc est visant à renforcer les frontières orientales de l’UE sur terre, dans les airs et en mer », ainsi qu’un « mur de drones » et la création de boucliers spatiaux et aériens.
Actuellement, seuls les huit pays participant au sommet d’Helsinki sont impliqués. « Nous faisons face à des menaces et des défis communs, ainsi qu’à des projets partagés, tout en devant gérer des voisins particulièrement difficiles. Cela nous permet de développer une véritable compréhension mutuelle, facilitant ainsi notre coopération », a affirmé le Premier ministre polonais, Donald Tusk. Toutefois, tous les États membres qui le souhaitent sont encouragés à rejoindre cette initiative.
L’objectif est de garantir que la protection de la frontière orientale soit désormais reconnue comme une « priorité » au sein de l’UE. Il reste à persuader des pays tels que la France, l’Allemagne et l’Italie, qui expriment leur scepticisme concernant de tels projets.
