L’opposant Anicet Ekane meurt en prison, la polémique enfle au Cameroun.

Anicet Ekane

Dans la nuit du dimanche au lundi 1er décembre 2025, l’opposant politique et président du Manidem est décédé en détention, comme l’ont confirmé ses avocats et sa famille. Interpellé le 24 octobre dernier à Douala, il a été ensuite transféré dans les cellules du secrétariat d’État à la défense à Yaoundé.

Anicet Ekane est un soutien pour Tchiroma.

Considéré comme un soutien majeur de l’opposant Issa Tchiroma Bakari, il a fait l’objet d’accusations de la part d’autres leaders, incluant des accusations d’insurrection et de rébellion, suite à sa reconnaissance de la victoire d’Issa Tchiroma Bakari à l’élection présidentielle, dont les résultats officiels ont proclamé le président sortant Paul Biya comme vainqueur.

Ce que rapportent les avocats

D’après les avocats d’Anicet Ekane, son état de santé a subi une nette détérioration tout au long du week-end. Ils soutiennent qu’en dépit des soins intensifs reçus à la Garnison militaire, il n’a malheureusement pas réussi à survivre. Tandis que les dirigeants de son parti avaient sollicité de toute urgence son transfert vers un établissement médical approprié pour bénéficier de soins adéquats.

Il y a quelques semaines, lors d’un échange avec le directeur de publication d’Afriki24, il avait signalé être en danger quelques jours avant son arrestation. La disparition de cet opposant a suscité une vive émotion à travers le pays, et plus particulièrement à Douala, sa ville d’origine. Son implication politique remonte à près de cinquante ans, avec une intensification notable dans les années 1990.

C’est un héritage qui disparaît.

L’opposant représente l’héritage politique de figures emblématiques du nationalisme camerounais, telles que Ruben Um Nyobe, Felix-Roland Moumié et Ernest Ouandié, des leaders tragiquement exécutés en 1983 à Bafoussam.

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