Le journaliste sportif français, membre du groupe So Press, purgera une peine de sept ans de prison après être incarcéré depuis dix mois. À l’occasion des 32es finales de la coupe de France, qui se sont tenues du 19 au 21 décembre, la fédération française de football met tout en œuvre pour défendre sa cause en faveur de sa libération.
Les parents de Christophe Gleizes, le journaliste, ont pris la parole à la télévision le 31 juillet dernier pour demander à Zinédine Zidane d’utiliser son influence et ses liens avec les autorités algériennes afin de favoriser la libération de leur fils. « Ce serait formidable qu’il s’engage dans ce combat », ont-ils déclaré sur le plateau de l’édiotion du journal de France 2. À ce jour, cet appel en faveur de la libération de Christophe, retenu depuis fin juin à Tizi Ouzou, en Algérie, n’a pas reçu de réponse.

Le milieu du football ne peut ignorer le cas de ce reporter de So Press, condamné en appel à sept ans de prison pour des accusations d’apologie du terrorisme. La justice algérienne lui reproche d’être entré sur le territoire avec un simple visa touristique alors qu’il avait besoin d’un visa de presse. En plus, il a eu des contacts avec des responsables du club de la Jeunesse sportive de Kabylie, qui sont associés au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qualifié d’organisation terroriste par Alger. Malgré tout, il conteste ces accusations et a déposé un pourvoi en cassation, mais il pourrait abandonner cette démarche si une grâce présidentielle lui est octroyée.
Sylvie Godard, la mère du journaliste, a pris les devants en envoyant un courrier au président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, en début de semaine du 15 décembre. Elle a souligné l’importance pour ce club reconnu mondialement de témoigner son soutien à Christophe, et ce, de la manière qu’il jugera la plus appropriée, comme elle l’a déclaré à TV5Monde le 16 décembre.
L’implication de la FIFA
Selon Emmanuel Daoud, l’avocat français invité sur TV5 Monde le 16 décembre, « la FIFA a un rôle crucial à jouer ». Il a souligné : « Comment peut-on envisager qu’au mois de juin, lors du premier match de la Coupe du monde entre l’Algérie et l’Argentine, avec des milliards de téléspectateurs, l’équipe algérienne se présente sur le terrain alors qu’un journaliste sportif est enfermé dans les prisons algériennes ? C’est inconcevable ! »
« Plus on s’approche du rendez-vous, plus les choses se compliquent », constate François Hollande, qui est persuadé que l’intervention des instances du football pourrait avoir un impact positif. L’ancien président, en réponse à Franck Annese, le directeur de So Press, a également contacté les autorités algériennes, mais n’a reçu aucune réponse.
