Nouakchott a exprimé dimanche son désaccord face aux déclarations de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, concernant le droit supposé d’Israël à exercer un contrôle sur l’ensemble du Moyen-Orient, une position qu’elle juge incompatible avec le droit international et les résolutions des Nations Unies.
L’Entretien Controversé genèse de la condamnation Mauritanienne
Dans un entretien diffusé vendredi sur un podcast animé par Tucker Carlson, Mike Huckabee a évoqué un prétendu droit biblique d’Israël à revendiquer le contrôle de la région s’étendant du Nil à l’Euphrate (Irak). Il a même affirmé qu’il serait souhaitable qu’Israël s’approprie l’intégralité de ce territoire, une remarque qu’il a par la suite qualifiée d’hyperbole. Ces propos ont suscité une vague d’indignation et ont été interprétés comme une légitimation de l’annexion de vastes portions du Moyen-Orient par Israël.
Nouakchott réagit face à une vision jugée déplorable
Face à cette vision controversée, la Mauritanie s’est jointe aux nombreuses condamnations émanant du monde arabe et musulman. Le gouvernement mauritanien a dénoncé avec véhémence ces déclarations, les qualifiant de contraires aux principes fondamentaux du droit international et à la souveraineté des États de la région. Nouakchott redoute que ces propos irresponsables ne contribuent à exacerber les tensions déjà vives dans la région et ne remettent en question les résolutions des Nations Unies relatives à la Palestine et aux territoires occupés.
Violation du droit international et des résolutions de l’ONU
Le ministère mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur a publié un communiqué dans lequel il exprime sa profonde préoccupation face aux déclarations de l’ambassadeur américain. Le ministère souligne que les propos de M. Huckabee constituent une violation flagrante du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies.
Cisjordanie et Gaza territoires Palestiniens occupés inaliénables
Le communiqué rappelle avec fermeté que la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ainsi que la bande de Gaza, sont des territoires palestiniens occupés, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU. Le ministère réaffirme que toute tentative visant à modifier le statut juridique de ces territoires ou à imposer une réalité contraire au droit international est vouée à l’échec et ne saurait être reconnue par la communauté internationale.
Un appel à la paix basé sur les frontières de 1967
La Mauritanie réitère son engagement indéfectible en faveur de la création d’un État palestinien indépendant et viable, sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Elle considère qu’un règlement juste et global de la question palestinienne est indispensable pour instaurer une paix durable et une stabilité régionale. Nouakchott appelle la communauté internationale à redoubler d’efforts pour relancer le processus de paix et parvenir à une solution négociée qui garantisse les droits légitimes du peuple palestinien.
Un soutien inébranlable à la cause Palestinienne
La Mauritanie se positionne comme un fervent défenseur de la cause palestinienne et ne ménage aucun effort pour soutenir les aspirations du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant. Elle exhorte la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à mettre fin à l’occupation israélienne des territoires palestiniens.
Le droit international, rempart contre l’arbitraire
La Mauritanie considère que le droit international constitue un rempart essentiel contre l’arbitraire et l’impunité. Elle appelle tous les acteurs de la région à respecter scrupuleusement les principes du droit international et à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre la paix et la sécurité régionales. Le gouvernement mauritanien réaffirme son attachement à une solution pacifique et négociée du conflit israélo-palestinien, fondée sur le respect des droits légitimes des deux peuples.
