Iran | la révolution étouffée dans le sang, plu de 500 morts

En Iran, la contestation persiste malgré le black-out informationnel. En dépit d’une coupure quasi-totale d’internet orchestrée par les autorités, l’Iran demeure le théâtre de manifestations antigouvernementales d’une ampleur considérable. Initié le 28 février dernier, ce mouvement de protestation, alimenté par un profond mécontentement social et politique, persiste et défie les tentatives d’étouffement du régime. Les rassemblements se poursuivent, malgré la menace omniprésente d’une répression brutale.

Propagande d’État et répression sanglante

Alors que la communauté internationale intensifie ses actions de solidarité envers les manifestants iraniens, le paysage national est marqué par une polarisation aiguë. La télévision d’État diffuse des images de défilés pro-gouvernementaux, présentés comme l’expression d’un soutien populaire au régime. Les autorités affirment contrôler la situation, minimisant l’ampleur du mouvement de contestation et dépeignant les manifestants comme des éléments subversifs manipulés par des forces étrangères.

Cependant, ces affirmations officielles contrastent violemment avec les témoignages et les informations qui filtrent à travers le blocus numérique. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une répression d’une brutalité inouïe, qualifiée de « massacre ». Selon l’ONG Iran Human Rights, le bilan humain de ces manifestations s’élève à près de 500 morts, un chiffre alarmant qui témoigne de la détermination du régime à écraser toute forme de dissidence.

Le pays sous controle ? 

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que les forces de sécurité avaient le « contrôle total » dans toutes les villes du pays et qu’elles disposaient de « renseignements très précieux » sur les « éléments terroristes » à l’intérieur du pays et leurs « contacts à l’étranger ». Il a également affirmé que les autorités connaissaient les pays où les « réunions de planification » avaient eu lieu et qu’elles révéleraient ces informations « en temps voulu ». Ces déclarations laissent présager une intensification de la répression et une possible escalade des tensions diplomatiques.

La situation en Iran demeure extrêmement volatile et préoccupante. Le bras de fer entre le régime et la population se poursuit, dans un contexte de black-out informationnel et de répression sanglante. L’avenir du pays semble plus incertain que jamais.

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