Ibrahim Traoré prend la tête de la Confédération des États du Sahel- AES

Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a été intronisé à la tête de la Confédération des États du Sahel lors de la 2ᵉ session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES à Bamako. Cette réunion vise à renforcer leur coopération régionale, un enjeu vital pour l’avenir des États du Sahel.

La sécurité et l’autonomie financière non-négociable

Dans un élan de solidarité, les leaders de l’AES, à savoir le général Goïta, le capitaine Traoré et le général Tiani, ont décidé de se réunir pour adopter quatre protocoles additionnels au traité fondateur. Ces initiatives, axées sur la défense, la sécurité, la coordination commune de leur diplomatique et le développement, visent à instaurer une « architecture institutionnelle solide et efficace » qui saura répondre aux défis de notre temps.

En réaffirmant son engagement, le Collège a émis une déclaration claire de désapprobation quant aux attaques malveillantes orchestrées par des terroristes, appuyés par des États étrangers, à l’encontre des nations de la Confédération. Les dirigeants ont mis en lumière la synergie des forces de sécurité, notant que les efforts collaboratifs ont considérablement contribué à diminuer les risques liés au terrorisme.

L’AES dispose de des atouts

La remise de l’étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES) composée de 5 000 soldats, marque une étape décisive dans l’établissement de cette force armée collective. En parallèle, les initiatives visant à affermir l’identité confédérale, comme l’adoption d’un emblème, d’un drapeau et d’un hymne officiel, ont été unanimement saluées par les leaders. Dans les semaines à venir, le lancement d’une chaîne de télévision, d’une radio et d’une banque confédérale viendra compléter cette démarche. Par ailleurs, le Collège a pris la décision d’instaurer le Prélèvement Confédéral et la banque, qui ont pour but de garantir un financement fiable des projets tout en favorisant la libre circulation des biens et des personnes.

Les discutions avec la CEDEAO ?

Les dirigeants des États ont validé les résultats des consultations du 22 mai 2025 sur la Cédéao et ont renouvelé leur volonté d’engager des négociations « de bonne foi et dans un esprit constructif ». La Confédération aspire à créer une fédération entre les trois États. Lors de son discours d’acceptation, le président Ibrahim Traoré a loué le leadership du général Assimi Goïta et a affirmé que son mandat poursuivra les initiatives déjà établies, tout en soulignant les priorités de la Feuille de route de l’An II. La session a abouti à un franc succès, soulignant l’efficacité dans l’application des décisions prises lors de la première réunion qui s’est tenue le 6 juillet 2024 à Niamey.

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