Le Gazoduc Transsaharien est annoncé après la visite officielle de Tiani à Alger. Bref, l’horizon énergétique africain se redessine avec la confirmation de la relance du projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP), fruit d’une collaboration tripartite ambitieuse entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie. Cette infrastructure pharaonique, dont la conception remonte aux années 1980, s’apprête à franchir une étape décisive, propulsée par un contexte géopolitique favorable à la diversification des sources d’approvisionnement en gaz naturel. L’annonce a été faite suite à la visite officielle du président nigérien en Algérie, les 15 et 16 février 2026, marquant un engagement ferme des autorités algériennes à concrétiser ce projet d’envergure.
Un projet longtemps Attendu
Après des décennies d’atermoiements et d’études de faisabilité, le TSGP s’inscrit désormais comme une priorité stratégique pour les trois pays partenaires. Un accord tripartite, scellé à Alger en juillet 2022, a jeté les bases juridiques et politiques nécessaires à son lancement. Le président algérien a affirmé l’engagement des parties à entamer la phase opérationnelle du projet, avec un calendrier précis : les travaux débuteront immédiatement après le Ramadan. Cette détermination témoigne de la volonté commune de surmonter les obstacles techniques, financiers et sécuritaires qui ont longtemps freiné sa réalisation.
Tracé et capacité, les chiffres clés d’un gazoduc
Le TSGP, dont le tracé s’étend sur environ 4 128 kilomètres, prendra naissance à Warri, au Nigeria, traversera le Niger et atteindra Hassi R’Mel, en Algérie. Cette artère énergétique transsaharienne affichera une capacité de transport estimée à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Un volume considérable qui permettra de répondre aux besoins croissants des marchés européens, tout en contribuant au développement économique des pays traversés. L’investissement global requis pour la construction de ce gazoduc est estimé à 13 milliards de dollars, un montant conséquent qui marque l’importance stratégique de ce projet pour l’ensemble de la région.
Sonatrach aux commandes d’un chantier d’envergure
La réalisation du TSGP sera placée sous la supervision du groupe public algérien Sonatrach, acteur majeur du secteur énergétique en Afrique. Fort de son expertise et de son expérience dans la construction et l’exploitation de gazoducs, Sonatrach sera chargé de coordonner les aspects techniques et logistiques de cette infrastructure pharaonique complexe. Son rôle de chef d’orchestre garantira la cohérence du projet, le respect des délais et des normes de qualité, ainsi que la gestion des risques potentiels.
L’Europe en quête de sécurité énergétique
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix de l’énergie, le TSGP apparaît comme une solution prometteuse pour diversifier les sources d’approvisionnement en gaz de l’Europe. En reliant les vastes réserves gazières du Nigeria au réseau algérien, puis aux marchés européens, ce gazoduc contribuera à renforcer la sécurité énergétique du continent et à réduire sa dépendance vis-à-vis de certains fournisseurs.
Coopération régionale catalyseur de développement Économique
Au-delà de ses implications énergétiques, le TSGP est porteur de retombées économiques pour les pays qui seront traversés par le gazoduc. La construction et l’exploitation du gazoduc généreront des emplois, stimuleront l’activité industrielle et favoriseront le développement des infrastructures locales. Par ailleurs, le TSGP renforcera la coopération régionale entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie, créant ainsi un environnement propice aux échanges commerciaux et aux investissements dans ces pays précités.
Un avenir énergétique prometteur
Le TSGP s’inscrit dans une dynamique plus large de développement du secteur énergétique en Afrique. Le continent dispose d’immenses réserves de gaz naturel, qui peuvent jouer un rôle clé dans la transition énergétique mondiale. En investissant dans des infrastructures telles que le TSGP, les pays africains peuvent valoriser leurs ressources, attirer les investissements étrangers et améliorer leur niveau de vie.
