France/ Lyon | homicide d’un militant identitaire, neuf arrestations

L’enquête concernant le décès tragique de Quentin Deranque, jeune militant identitaire âgé de 23 ans, a connu un développement significatif avec l’interpellation de neuf individus. Ces arrestations, effectuées mardi, s’inscrivent dans le cadre des investigations menées suite à l’agression violente qui a coûté la vie au jeune homme à Lyon.

Un assistant parlementaire LFI impliqué

Parmi les personnes appréhendées figure Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault, député du parti La France insoumise (LFI). Cette implication a immédiatement suscité une onde de choc au sein de la sphère politique, exacerbant les tensions déjà vives autour de cette affaire.

Les autorités ont ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. L’annonce de ces interpellations survient au lendemain de l’ouverture, par le parquet de Lyon, d’une information judiciaire pour homicide volontaire. Cette qualification souligne la gravité des faits et témoigne de la détermination des autorités à faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame.

Réaction immédiate du député Arnault

Le député Raphaël Arnault a réagi publiquement mardi soir via le réseau social X, confirmant l’implication de son assistant parlementaire. Il a précisé avoir immédiatement entrepris les démarches nécessaires pour mettre fin au contrat de travail de Jacques-Elie Favrot, avant même que l’interpellation de ce dernier ne soit rendue publique.

Procédure de rupture de contrat engagée

« Dès hier, avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat », a déclaré le député Arnault, soulignant que Jacques-Elie Favrot avait d’ores et déjà cessé d’exercer toute activité parlementaire. L’élu a exprimé sa confiance envers l’enquête en cours pour établir les responsabilités de chacun.

Suspension préventive du badge d’accès à l’Assemblée Nationale

Cette décision rapide fait suite à la suspension, le lundi 16 février, du badge d’accès de Jacques-Elie Favrot à l’Assemblée nationale, une mesure conservatoire prise par la présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet. Cette dernière avait justifié sa décision par la crainte que la présence de Favrot puisse engendrer un « trouble à l’ordre public ».

Contexte des violences : manifestation et affrontements

Les violences à l’origine du décès de Quentin Deranque ont éclaté en marge d’une conférence organisée à l’Institut d’études politiques de Lyon par l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise). Un groupe du collectif Némésis organisait une action de protestation devant l’établissement lorsque, selon le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, un groupe de soutien au collectif a été « pris à partie violemment par une vingtaine d’individus masqués et cagoulés ».

Un lynchange sévère. Isolé du reste du groupe, Quentin Deranque a été violemment jeté au sol et roué de coups par au moins six individus. Le jeune homme est décédé samedi des suites d’un traumatisme crânio-encéphalique majeur consécutif à cette agression brutale.

Une enquête qui se poursuit

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié l’acte de « lynchage à coup sûr », soulignant la gravité des faits et la détermination des autorités à identifier et traduire en justice les responsables. L’enquête se poursuit activement afin d’établir l’ensemble des circonstances de ce drame et de déterminer les motivations des agresseurs.

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