En Côte d’Ivoire, Kouto vibre au rythme du Porlahla. Kouto, ville ivoirienne du nord, a été le théâtre vibrant des Assises universitaires du Festival Porlahla, les 3 et 4 février 2026. Cette biennale des arts et de la culture africaine en pays Sénoufo s’est affirmée comme un espace privilégié de rencontre et de réflexion, catalysant les énergies intellectuelles et artistiques autour d’un objectif central : la valorisation du riche héritage sénoufo comme moteur de progrès et de concorde sociale.
Un carrefour de savoirs féconds
Le Festival Porlahla transcende sa dimension purement culturelle pour s’ériger en véritable carrefour de savoirs pluriels. Il a rassemblé des chercheurs éminents, des gardiens de la tradition ancestrale et des membres actifs des communautés sénoufo, favorisant un dialogue constructif entre les différentes formes de connaissance. Cette convergence de perspectives a permis d’explorer les potentialités insoupçonnées de l’héritage sénoufo pour répondre aux enjeux complexes du développement durable et de la cohésion sociale.
L’identité sénoufo face aux défis
Sous la direction scientifique éclairée de la professeure Coulibaly Aoua Sougo, présidente de l’Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC), les assises de l’édition 2026 ont sondé les profondeurs de l’identité sénoufo face aux défis pressants du monde contemporain. Les discussions ont porté sur la nécessité de préserver et de transmettre les valeurs fondamentales de cette culture millénaire, tout en l’adaptant aux réalités changeantes de la mondialisation et de la modernité. L’enjeu consiste à trouver un équilibre harmonieux entre tradition et innovation, afin de garantir la pérennité et le rayonnement de l’identité sénoufo dans le futur.
Réconcilier les légitimités plurielles
Dotian Bamba, président du Comité d’organisation (PCO) et conseiller au sein du Groupe Atlantic, a souligné, lors de la cérémonie d’ouverture, l’importance de la réconciliation des légitimités. Le Festival Porlahla se positionne comme un espace de dialogue inclusif où les savoirs scientifiques et les connaissances traditionnelles se rencontrent et s’enrichissent mutuellement. Cette démarche vise à dépasser les clivages artificiels entre les différentes formes de légitimité, afin de construire un avenir commun fondé sur le respect et la valorisation de toutes les composantes de l’identité sénoufo.
Immersion scientifique et culturelle intense
Le Festival Porlahla propose une immersion complète dans l’univers sénoufo, à travers une programmation riche et variée. Les participants ont assisté à des panels de haut niveau, animés par des experts reconnus dans leurs domaines respectifs. L’enseignant-chercheur Yalamoussa Coulibaly -Université Alassane Ouattara de Bouaké- a notamment valorisé l’autochtonie des Sénoufo et leur présence transfrontalière, soulignant ainsi la complexité et la richesse de leur histoire et de leur culture.
Un héritage transfrontalier valorisé
L’intervention de Yalamoussa Coulibaly a rappelé avec force la dimension transnationale de l’identité sénoufo, dont les ramifications s’étendent au-delà des frontières ivoiriennes, touchant le Mali, le Burkina Faso et le Ghana.
