Le 26 décembre 2025, 875 nouvelles recrues du Bataillon d’Intervention Rapide, le BIR, ont commencé l’épreuve ultime de leur formation militaire. Ces jeunes hommes, issus du contingent 2025, se sont lancés dans une marche commando infernale de 400 kilomètres. Leur point de départ : la base de Salak, située dans la région aride de l’Extrême-Nord. Leur destination : la localité de Dahal.
Cette marche n’est pas une simple promenade de santé. C’est le test final, celui qui détermine si ces aspirants sont dignes de rejoindre les rangs du BIR. Sous le regard attentif et exigeant du Colonel Albert Bias, commandant du 1er BIR, ils vont devoir puiser au plus profond d’eux-mêmes pour tenir le rythme.
Tester la limite des recrues
Le parcours a été spécialement conçu pour les briser, pour les pousser à bout, pour révéler leur vraie nature. Discipline, endurance, cohésion : ce sont les qualités essentielles que les instructeurs cherchent à évaluer. Il ne s’agit pas seulement d’avaler les kilomètres, mais de maintenir un esprit d’équipe irréprochable, même lorsque la fatigue et la douleur deviennent insupportables.
Le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord a lui-même donné le coup d’envoi de cette marche à Moutourwa, signe de l’importance que revêt ce recrutement pour la sécurité de la zone. Chaque pas, chaque kilomètre parcouru est une victoire, une étape de franchie vers la maîtrise des missions périlleuses qui les attendent.
L’Esprit BIR
Mais au-delà de la performance physique, cette marche est un rite de passage, une initiation à « l’esprit BIR ». C’est un apprentissage de la résilience, du courage, du dévouement absolu. Seuls ceux qui feront preuve d’une détermination sans faille, d’une endurance hors du commun, auront le droit de porter fièrement l’insigne du BIR.
À l’issue de cette épreuve, ces 875 soldats, transformés par la souffrance et l’adversité, seront prêts à rejoindre leurs frères d’armes. Ils seront prêts à défendre le pays, à protéger les populations, à faire face aux dangers qui menacent la nation. Ils seront prêts à servir leur pays dans un contexte de la monté de l’insécurité dans le Sahel.
