L’Iran dénonce des frappes américano-israéliennes massives et meurtrières. Dans une déclaration poignante, l’ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, Amir Saeid Iravani, a tiré la sonnette d’alarme face à l’escalade de violence en Iran, imputant aux frappes américano-israéliennes la mort de plus de 1.300 civils et la destruction de près de 10.000 sites civils depuis le 28 février. Ces attaques, selon l’ambassadeur, témoignent d’un mépris flagrant du droit international et d’une absence totale de retenue. L’ampleur des destructions révèle une stratégie ciblant délibérément la population civile et les infrastructures essentielles, plongeant le pays dans une crise humanitaire profonde.
Ciblage systématique des infrastructures civiles
L’ambassadeur Iravani a précisé que les frappes ont anéanti 7.943 habitations, 1.617 commerces et services, 32 établissements médicaux, 65 écoles, 13 bâtiments du Croissant-Rouge, ainsi que des installations d’approvisionnement en énergie. Ces actions ont délibérément visé des zones résidentielles densément peuplées et des infrastructures civiles vitales, entraînant des conséquences désastreuses pour la population. L’intensification des attaques a exacerbé la crise, avec des frappes notamment contre des installations de stockage de carburant à Téhéran, libérant des polluants dangereux et toxiques dans l’atmosphère.
Atteintes graves à l’environnement et à la santé
Les explosions ont engendré une pollution atmosphérique sévère, mettant en péril la santé des civils, en particulier les enfants, les femmes, les personnes âgées et les patients vulnérables. La Société du Croissant-Rouge iranien a alerté sur les risques sanitaires majeurs liés à cette pollution. L’ambassadeur Iravani a souligné que ces attaques violent les obligations internationales en matière d’environnement, notamment celles prévues par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique.
L’Iran dénonce un acte terroriste ciblant des diplomates.
Outre les frappes sur son territoire, l’Iran a également dénoncé une « attaque terroriste délibérée » contre l’hôtel Ramada à Beyrouth, ayant coûté la vie à quatre diplomates iraniens. L’ambassadeur Iravani a qualifié cet acte d’assassinat ciblé, de crime de guerre et de violation flagrante du droit international. Face à cette situation critique, il a exhorté la communauté internationale à agir immédiatement pour mettre fin à cette guerre contre le peuple iranien. L’Iran se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son peuple, son territoire et son indépendance.
