Égypte | retrait préventif de lait Nestlé suite à une alerte sanitaire européenne

L’Égypte a pris des mesures préventives en ordonnant le retrait de certains lots de lait infantile Nestlé, comme l’a annoncé l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) le 7 janvier dernier. Cette décision fait suite à la découverte de céréulide, une toxine potentiellement dangereuse, dans des produits analogues en Europe.

Détection de Céréulide en europe : l’étincelle du retrait Égyptien

L’origine de cette décision remonte à une alerte émise par les autorités de contrôle européennes. Des analyses ont révélé la présence de céréulide, une toxine produite par la bactérie Bacillus cereus, dans certains lots de lait infantile. L’ingestion de cette toxine peut provoquer des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, des vomissements et des crampes abdominales, en particulier chez les nourrissons.

Le groupe Nestlé a réagi en lançant un rappel volontaire de certains produits en Europe, notamment les gammes Nan Confort et Nan OptiPro. C’est cette action qui a incité  l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) , à prendre des mesures similaires, bien qu’elle ait précisé que le lait infantile concerné par le rappel européen n’était ni enregistré ni commercialisé en Égypte.

Mesures de précaution et assurance de la Sécurité Alimentaire

Malgré l’absence de produits concernés sur le marché égyptien, l’ONSSA a opté pour une approche de précaution maximale. L’autorité a ordonné le retrait immédiat des lots de lait infantile Nestlé potentiellement affectés, afin de garantir la sécurité des consommateurs égyptiens, en particulier les nourrissons.

l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) a souligné que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une surveillance constante de la sécurité des produits alimentaires sur le marché égyptien. Elle a également rappelé que « tous les produits importés, y compris ceux destinés à l’alimentation infantile, sont soumis à des contrôles rigoureux afin de détecter d’éventuels risques pour la santé publique ».

Extension de l’alerte en Egypte et réassurance des consommateurs

L’alerte sanitaire ne s’est pas limitée à l’Égypte. Suite à un communiqué du Groupe Nestlé Moyen-Orient, qui identifiait plusieurs pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) comme étant concernés par les lots de produits affectés, l’Egypte a également réagi. Bien qu’il n’ait pas été initialement cité comme un pays à risque, l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) a pris la décision de retirer préventivement les lots concernés de son marché.

Cette alerte provient d’un communiqué émis par le Groupe Nestlé Moyen-Orient, qui a signalé que les pays concernés par les lots de produits touchés incluent le Bahreïn, l’Égypte, l’Iran, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. Une nouvelle liste des pays s’est ajoutée, notamment la Chine, le Brésil.

L’ONSSA a rassuré les consommateurs marocains en affirmant qu’un suivi rigoureux de l’opération de retrait était en cours, en collaboration avec le groupe Nestlé. L’office a également rappelé que tous les produits alimentaires importés en Egypte, y compris ceux destinés à l’alimentation infantile, font l’objet de contrôles sanitaires stricts à l’importation. Cette mesure vise à garantir la sécurité des consommateurs et à prévenir tout risque potentiel pour la santé publique.

Parallèle avec la crise du lait Lactalis en 2017

Cette situation rappelle la crise sanitaire qui avait touché le groupe laitier Lactalis en France en 2017. À l’époque, la Direction Générale de la Santé (DGS) avait informé Lactalis de la détection de plusieurs cas de salmonellose chez des nourrissons ayant consommé des produits de la marque. Cette crise avait entraîné des rappels massifs de lait infantile dans de nombreux pays, ainsi que des enquêtes judiciaires.

En décembre 2017, un premier rappel de lait avait concerné 12 lots et 3 références, aboutissant au retrait de 12 millions de boîtes dans 85 pays. Cette affaire avait mis en lumière les enjeux de la sécurité sanitaire des aliments pour nourrissons et l’importance de la transparence et de la réactivité en cas de crise.

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