Cameroun | attaque nocturne à Blangoua, bilan lourd

Dans la nuit du 13 au 14 février 2026, la localité de Blangoua, située dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord du Cameroun, a été le théâtre d’une violente attaque perpétrée par des individus armés. L’opération a simultanément ciblé les villages de Kinzayakou, Madaïck et Tchollere, situés à proximité du Lac Tchad, plongeant la région dans un climat d’insécurité et de deuil.

Chronologie d’une nuit d’horreur

Les assaillants, dont l’identité n’a pas encore été formellement établie bien que les soupçons se portent sur Boko Haram, ont lancé leur offensive aux environs de 23 heures, semant la terreur jusqu’à 3 heures du matin. Des sources locales rapportent que les assaillants ont infiltré les zones ciblées en provenance des îles environnantes, avant de se replier vers le territoire nigérian après avoir commis leurs actes. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un décès, d’un blessé grave, actuellement pris en charge à l’hôpital helvétique de Mada, et de l’enlèvement de dix-neuf personnes, parmi lesquelles figurent deux femmes.

Réaction immédiate des autorités

Suite à cette tragédie, le préfet du Logone et Chari, Mathias Fombele Tayem, s’est rendu à Blangoua le dimanche 15 février 2026 afin de témoigner de la solidarité des autorités gouvernementales et d’évaluer l’ampleur des dégâts. Il a adressé un message de condoléances aux familles des victimes et a annoncé une série de mesures visant à renforcer la sécurité dans la région.

Soutien aux populations déplacées

Parmi ces mesures, le préfet a insisté sur la nécessité de redynamiser les comités de vigilance locaux, appelant à une collaboration plus étroite entre les habitants et les forces de défense et de sécurité. Dans le cadre d’un soutien concret aux populations affectées, des vivres et une aide financière ont été distribués aux comités de vigilance. De plus, la gratuité scolaire a été décrétée pour tous les enfants déplacés, leur permettant ainsi de poursuivre leur éducation dans les établissements d’accueil.

L’Extrême-Nord, territoire sous la menace terroriste

Cette attaque à Blangoua s’inscrit dans un contexte d’instabilité chronique dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, régulièrement ciblée par des groupes terroristes. Quelques jours auparavant, dans la nuit du 5 au 6 février 2026, la localité de Darak avait subi une attaque similaire, forçant plus de 2000 personnes à fuir leurs foyers pendant plusieurs jours. Les assaillants avaient alors incendié des bâtiments publics.

Le Bassin du Lac Tchad reste confrontée à des défis sécuritaires majeurs, nécessitant une réponse coordonnée et renforcée des autorités camerounaises et des partenaires internationaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *