
Le contenu de nos assiette.s reflète l’âme de notre nation et conditionne notre véritable liberté économique face au monde extérieur. Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, a officiellement donné le coup d’envoi de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2026.
Sous le slogan évocateur « Mon assiette, ma fierté « , cette initiative transcende le simple cadre nutritionnel pour s’imposer comme un véritable impératif politique. Le chef de l’État burkinabé exhorte ses concitoyens à transformer radicalement leurs habitudes de consommation afin de briser les chaînes invisibles de la dépendance alimentaire, érigeant la production locale en rempart contre les influences extérieures qui entravent le développement endogène du pays en particulier et l’Afrique en générale.
Souveraineté alimentaire et patriotisme économique
Dans une analyse incisive, le président burkinabè déconstruit le mécanisme de l’impérialisme moderne, le qualifiant non plus d’abstraction historique, mais d’une réalité quotidienne tapie au fond de nos ustensiles. Ibrahima Traoré dénonce l’absurdité d’un système où le riz, les tubercules et même les couverts traversent les océans pour garnir les tables nationales. En pointant du doigt ces flux logistiques, il illustre une domination subie qui fragilise la résilience du Burkina Faso. Le message est clair : chaque produit importé représente un renoncement à notre autonomie, tandis que privilégier le mil, le maïs ou le bétail burkinabè constitue une réappropriation directe de notre destin économique et culturel.
Produire et transformer localement ici
La stratégie déployée repose sur un triptyque fondamental : produire, transformer et consommer local. Le gouvernement burkinabè érige ce cycle vertueux en doctrine nationale pour affranchir le pays des fluctuations des marchés mondiaux. Cette vision s’inscrit dans le prolongement de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH), lancée en 2023 pour booster les filières stratégiques telles que le riz, le blé et l’élevage. En dynamisant la chaîne de valeur locale, le pays ne cherche pas seulement à assurer sa sécurité alimentaire, mais à créer une richesse industrielle durable, capable de générer des emplois pour la jeunesse et de transformer les exploitations agricoles en moteurs d’une croissance inclusive et souveraine.
L’assiette, un front de libération
Le chef de l’État érige chaque bouchée de produit local en un acte militant, comparable à un « coup de pioche » asséné contre les structures de domination économique. Cette approche créative de la citoyenneté invite chaque Burkinabè à devenir acteur de sa propre libération. Qu’il s’agisse des cantines scolaires, des administrations publiques ou des foyers privés, le « consommer local » doit devenir le réflexe quotidien et indissociable de tout patriote. En privilégiant les denrées du terroir, les citoyens ne se contentent pas de se nourrir ; ils consolident activement le mur de protection contre l’ingérence, faisant de la gastronomie nationale le socle indéfectible d’une dignité reconquise.
Un avenir tourné vers l’autosuffisance
La trajectoire du Burkina Faso vers la souveraineté alimentaire témoigne d’une volonté politique inflexible visant à transformer les défis structurels en opportunités de développement national. En harmonisant les politiques agricoles avec une prise de conscience populaire, le pays jette les bases d’une résilience durable. Le succès de cette ambition dépendra de l’engagement collectif à sanctuariser « nos terres et à valoriser nos savoir-faire » a t-il dit. À mesure que les filières locales se développent et se modernisent, c’est toute la structure économique qui se fortifie, garantissant aux générations futures un pays capable de se nourrir par ses propres moyens, fier de son héritage et maître de sa prospérité.










