Le Burkina Faso a été le théâtre d’une nuit de tension à Ouagadougou, suite à des alertes sécuritaires signalant une potentielle tentative de déstabilisation du pouvoir en place, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré. Les signaux d’alarme ont retenti tant dans la capitale que dans la ville de Bobo-Dioulasso, incitant les autorités à renforcer les mesures de sécurité et à mobiliser les forces armées.
La mobilisation citoyenne
Face à cette menace perçue, des organisations de la société civile, reconnues pour leur soutien au régime militaire actuel, ont lancé un appel à la mobilisation citoyenne. Ces appels visaient à encourager la population à se rassembler et à faire front contre ce qui était présenté comme une manœuvre subversive visant à renverser le gouvernement. En réponse, des barrages routiers improvisés ont été érigés par des citoyens, témoignant d’une volonté de protéger l’ordre établi.
Alerte maximale dans les casernes militaires
Parallèlement, des mesures de sécurité accrues ont été mises en œuvre au sein des forces armées. Plusieurs casernes militaires ont été placées en état d’alerte maximale, tandis que des déploiements militaires ont été observés sur des sites stratégiques et des infrastructures sensibles à travers le pays. Ces mouvements de troupes visaient à dissuader toute action hostile et à assurer le contrôle des points névralgiques du territoire.
Selon des sources médiatiques favorables au régime de Traoré, des arrestations ont été opérées en lien avec cette tentative de déstabilisation. Ces mêmes sources ont également rapporté la découverte de caches d’armes et de munitions lourdes, renforçant ainsi le récit d’une conspiration visant à renverser le gouvernement par la force. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur le nombre exact de personnes interpellées ni sur la nature précise des preuves matérielles saisies.
Paul-Henri Sandaogo Damiba, soupçonné
L’ancien président de la Transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été pointé du doigt par certains médias comme étant le principal instigateur présumé de cette tentative de coup d’État avortée. Cette accusation intervient après des mois de tensions politiques et de spéculations sur d’éventuelles manœuvres visant à déstabiliser le régime en place. Il est important de noter que ces allégations n’ont pas été confirmées par les autorités compétentes, et que l’implication de Damiba reste à prouver.
En signe de soutien au capitaine Traoré, des centaines de partisans ont investi massivement des sites stratégiques et des places publiques à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays. Cette démonstration de force visait à affirmer la légitimité du régime en place et à dissuader toute nouvelle tentative de déstabilisation. Il convient de rappeler qu’en septembre dernier, des militaires avaient déjà été interpellés pour un projet similaire de déstabilisation, soulignant la fragilité de la situation politique au Burkina Faso.
