Burkina Faso | offensive contre le trafic lucratif d’Ânes

Face à une menace grandissante sur son cheptel asinien, le Burkina Faso réaffirme avec vigueur son engagement à éradiquer le trafic illégal et lucratif d’ânes, une ressource vitale pour l’économie rurale, locale et la subsistance de nombreuses communautés. Cette décision, motivée par l’émergence d’abattoirs dans les pays voisins, souligne la nécessité impérieuse de protéger le patrimoine animalier national du Burkina Faso.

L’Interdiction d’exporter, un rempart nécessaire

Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombie, a réitéré l’interdiction formelle d’exporter des ânes et leurs produits depuis le Burkina Faso, par le biais d’un communiqué officiel. Cette mesure drastique vise à contrer l’attrait lucratif que représentent les abattoirs frontaliers, qui, paradoxalement, opèrent dans des régions dépourvues de ressources asines substantielles. L’existence de ces structures encourage l’exportation frauduleuse des ânes burkinabè, mettant en péril les efforts de sauvegarde et de préservation de l’espèce. Cette situation préoccupante nécessite une action ferme pour garantir la pérennité de cette ressource indispensable.

Un cadre légal renforcé et immuable

Le gouvernement burkinabè s’appuie sur un cadre légal solide pour asseoir sa politique de protection animale. Le Décret n° 2016-0857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 7 septembre 2016, qui réglemente l’abattage et l’exportation des asins, des équins et de leurs produits, demeure le pilier de cette stratégie. Cette réglementation, en vigueur depuis plusieurs années, témoigne de l’engagement constant du Burkina Faso à lutter contre le trafic d’ânes et à préserver son cheptel. Elle offre un fondement juridique solide pour les actions entreprises sur le terrain.

Application rigoureuse de la loi, une priorité

Afin de garantir l’efficacité de cette politique, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont reçu des instructions claires et précises. Elles sont désormais chargées d’interpeller et de traduire devant les juridictions compétentes toute personne impliquée dans le transport ou le convoyage de plus de trois têtes d’ânes sur le territoire national. Cette mesure dissuasive vise à démanteler les réseaux de trafiquants et à décourager toute tentative d’exportation illégale. L’application rigoureuse de la loi est essentielle pour dissuader les contrevenants et préserver les ressources asines du Burkina Faso.

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