Burkina Faso | Chute des décès dus au paludisme en 2025

L’année 2025 a été marquée par une régression significative du paludisme au Burkina Faso, un fléau qui continue de peser lourdement sur la santé publique et l’économie du pays. Selon les données communiquées par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, lors du Conseil des Ministres à Ouagadougou, le pays a enregistré une diminution de 48% des décès liés à cette maladie par rapport à l’année précédente. Cette annonce, bien qu’elle apporte une lueur d’espoir, ne saurait occulter les souffrances endurées par des milliers de familles burkinabè.

Une régression significative des cas de paludisme

En 2024, le Burkina Faso avait déploré 3 523 décès imputables au paludisme. En 2025, ce chiffre est tombé à 1 900, illustrant une amélioration substantielle de la situation épidémiologique. Parallèlement, le nombre total de cas de paludisme a également connu une baisse notable, passant de 10 805 000 en 2024 à 7 329 000 en 2025, soit une réduction de 32%. Cette diminution est particulièrement encourageante chez les enfants de moins de cinq ans, une population particulièrement vulnérable.

Impact positif sur la population infantile

Les données révèlent que le nombre de cas de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans a diminué de plus de 1 900 000, représentant une baisse d’environ 38%. De même, le nombre de décès liés au paludisme dans cette tranche d’âge a chuté, avec 893 décès de moins enregistrés en 2025 par rapport à l’année précédente. Ces chiffres témoignent de l’efficacité des interventions ciblées mises en œuvre par le gouvernement.

Stratégies gouvernementales renforcées

Selon le ministre de la Santé, ces résultats positifs sont le fruit d’une intensification des efforts de lutte contre le paludisme à l’échelle nationale. Le gouvernement a renforcé la gouvernance et la coordination des actions de prévention et de traitement, assurant une meilleure allocation des ressources et une plus grande efficacité des interventions sur le terrain.

Distribution massive de moustiquaires imprégnées

L’une des principales mesures mises en œuvre par le gouvernement a été la distribution d’environ 15 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). Ces moustiquaires, qui constituent une barrière physique contre les piqûres de moustiques, ont permis de réduire considérablement la transmission du parasite responsable du paludisme. Cette initiative, bien que louable, soulève des questions quant à la durabilité de l’accès à ces outils de prévention pour les populations les plus démunies.

Assainissement du cadre de vie et prévention

Parallèlement à la distribution de moustiquaires, le gouvernement a lancé une campagne d’assainissement du cadre de vie, incitant les populations à réduire les gîtes larvaires des moustiques, notamment les eaux stagnantes et les tas d’immondices. Des interventions de prévention, telles que la chimioprévention du paludisme saisonnier, ont également été intensifiées, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans.

Un appel à la vigilance Continue

Bien que les résultats soient encourageants, le ministre de la Santé a souligné la nécessité de maintenir une vigilance constante et de poursuivre les efforts de lutte contre le paludisme. La maladie demeure un défi majeur pour le Burkina Faso, et il est impératif de renforcer les systèmes de santé, d’améliorer l’accès aux soins et de sensibiliser les populations aux mesures de prévention.

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