Attaque au Niger | retour au calme à Niamey après l’attaque nocturne et des arrestations

Dans la nuit du 29 janvier, un événement d’une gravité exceptionnelle a secoué Niamey, la capitale du Niger. Des assaillants non identifiés ont mené une attaque armée d’une violence inouïe, plongeant la ville dans l’effroi et l’incertitude. Les tirs nourris, qui ont résonné pendant plus d’une heure aux abords de l’aéroport International Diori Hamani, témoignent de la détermination et de la puissance de feu des assaillants. Cette agression brutale, qui a semé la terreur parmi la population, suscite une profonde tristesse et une vive indignation.

L’Assaut d’un site stratégique, une provocation inacceptable

Selon des sources sécuritaires concordantes à Niamey, les assaillants, que l’on soupçonne d’être des groupes terroristes sévissant dans la région du Sahel, ont ciblé un site d’une importance capitale, placé sous haute protection par les forces de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce site sensible, qui aurait servi de lieu de stockage pour de l’uranium précédemment exploité par la société française ORANO, a été la cible d’une attaque d’une ampleur sans précédent.

Plusieurs présumés assaillants arrêtés par les forces spéciales nigeriennes près de l’aéroport de Niamey | source | AES-Alerte.

Coïncidences dans ce contexte géopolitique tendu ? 

Il est impossible d’ignorer la coïncidence troublante entre cette attaque et les récents événements qui ont marqué les relations entre le Niger et la France. En effet, il y a quelques jours seulement, la société ORANO, dépossédée du site d’exploitation d’uranium, a saisi la justice française afin de traduire les autorités nigériennes pour le « vol » de ce précieux minerai, surnommé le « gâteau jaune ». Cette plainte, qui intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, soulève des questions légitimes quant aux motivations de l’attaque et aux éventuelles implications régionales.

Reprise en main et affirmation de la Souveraineté

Malgré la tristesse et la consternation suscitées par cette attaque, un sentiment de soulagement et d’espoir se fait jour à Niamey. Les autorités nigériennes, soutenues par les forces de l’AES, ont rapidement repris le contrôle de la situation, démontrant leur détermination à défendre la souveraineté nationale et à assurer la sécurité de la population. Cette reprise en main énergique, saluée par la population, marque un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme et les ingérences étrangères. Une nouvelle ère s’annonce, sous le signe de la résilience et de l’affirmation de l’identité nigérienne. La justice est en marche, déterminée à faire la lumière sur ces événements et à traduire les coupables devant les tribunaux.

L’absence de bilan officiel, à cette heure, ne saurait masquer la gravité de l’atteinte portée à l’aéroport de Niamey. Cibler cette infrastructure névralgique équivaut indéniablement à viser le cœur même des structures étatiques nigériennes. L’aéroport constitue une plateforme logistique essentielle, assurant l’acheminement de matériel militaire et le déploiement d’opérations aériennes, notamment celles impliquant des drones, indispensables au soutien des unités combattant sur le terrain.

Enjeux stratégiques et logistiques

Au-delà des réserves d’uranium sécurisées sur le site, la question se pose de savoir si les assaillants ne cherchaient pas prioritairement à neutraliser les opérateurs de drones. Ces derniers jouent un rôle tout à fait important dans la lutte contre les groupes terroristes, dont les actions meurtrières endeuillent continuellement le Niger et l’ensemble de la région sahélienne. La neutralisation de ces moyens de surveillance aérienne représenterait un coup dur porté aux efforts antiterroristes et une aubaine pour les organisations criminelles et leurs proxy dans la région.

Silence Officiel et Coordination entre les pays de l’AES

Le mutisme des autorités, persistant à l’heure actuelle, montre une opération coordonnée entre plusieurs États. Chaque mot, chaque déclaration publique engagerait la responsabilité des pays de l’AES, d’où la nécessité d’une concertation approfondie avant toute communication officielle. Cette prudence témoigne de la complexité de la situation et de la volonté de maîtriser l’information afin d’éviter toute escalade ou instrumentalisation par les forces hostiles. L’espoir demeure que cette période de silence se traduise rapidement par une annonce conjointe, apportant clarté et réassurance à une population légitimement inquiète face à cette menace persistante.

#Niger #Niamey #aéroport

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *