Afrique du Sud | Levée des restrictions européennes, un signal fort pour l’investissement

L’Afrique du Sud affranchie de la surveillance accrue de l’Union Européenne. Le paysage économique sud-africain s’illumine d’une nouvelle perspective, suite à la décision de l’Union Européenne (UE) de retirer le pays de sa liste des juridictions à haut risque. Cette mesure, perçue comme un signe de confiance envers les efforts déployés par Pretoria en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), ouvre la voie à une simplification significative des échanges commerciaux et à un regain d’attractivité pour les investissements européens.

Un alignement sur les standards internationaux de conformité

Cette décision intervient dans un contexte favorable, marqué par le retrait préalable de l’Afrique du Sud de la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) et de la liste des pays à haut risque du Royaume-Uni en octobre 2025. L’inscription initiale sur la liste grise du GAFI, en février 2023, avait engendré une vigilance accrue de la part des institutions financières européennes, complexifiant les transactions et les flux d’investissement. La levée de ces restrictions témoigne de la reconnaissance des progrès substantiels réalisés par le pays en matière de conformité aux normes internationales.

Des efforts reconnus par la Commission Européenne

La Commission Européenne a salué les mesures correctives mises en œuvre par l’Afrique du Sud, ainsi que par d’autres nations telles que le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, le Nigeria et la Tanzanie. Ces pays ont démontré un engagement ferme à renforcer leurs dispositifs de LBC/FT et à remédier aux lacunes identifiées par le GAFI. La Commission a affirmé que ces juridictions ne présentent plus de « carences stratégiques » dans ce domaine, ouvrant ainsi la voie à une normalisation des relations économiques avec l’Union Européenne.

La vigilance reste de mise pour consolider les acquis

Si le Trésor sud-africain se félicite de cette avancée significative, il souligne également la nécessité de poursuivre les efforts afin de consolider les acquis et de renforcer davantage les dispositifs de prévention, d’identification, d’enquête et de poursuite en matière de LBC/FT. Le pays se prépare à une nouvelle évaluation par le GAFI en octobre 2027, qui permettra de mesurer l’efficacité des mesures mises en place et de garantir la pérennité de son engagement en faveur de la transparence financière et de la lutte contre la criminalité économique.

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